lundi 9 mars 2020

Feuille de chou de la Briqueterie Nr 1

Les Travaux à la ferme



Décembre 2019
Les semis faits début du mois dans le tunnel se portent bien. La croissance est rapide en raison de l'hiver doux que nous avons eu et la perte due aux limaces reste limitée. 
Plusieurs planches de salades, mâche, pourpier et mesclun ont été plantées, ce qui nous permet de les mettre dans vos paniers en ce moment. 

Janvier 2020
Depuis la reprise, ont été semés
• (afin de faire des plants)  salades, choux,  mâche, blettes, artichauts, oignons blancs, fenouil, aromates, poivrons, aubergines, céleri, piments, et aussi les premières tomates. 
• (en semis direct dans le tunnel) des radis, roquette et épinards. 
Les asperges ont été broyées et butées. Dès qu'il fera un peu plus sec, nous mettrons  les bâches sur les buttes afin de les protéger de la lumière du soleil.
Nous avons également planté de l'ail d'automne dans le tunnel qu'on récoltera au printemps. 

Février 2020 
Nous avons semé des poireaux afin de produire les plants pour repiquage en juin. Ils sont pour le moment au stade de plantule et ont été désherbés une première fois. 
Un premier travail de sol a permis de broyer l'avoine qui sert de couvert durant les rotations de culture et d'engrais vert. Nous préparons ainsi les premières planches pour les plantations à venir en extérieur. 
Les carottes distribuées depuis ces dernières semaines ont été récoltées récemment, nous avions commencé l'année avec des carottes conservées en chambre froide que nous avions cueillies avant Noël. Comme vous avez surement constaté, les dernières distribuées ont des "imperfections". En effet, malgré les voiles anti-insectes nous avons eu une attaque de mouches sûrement due au manque de froid de cet hiver. Nous n'avions jamais eu ce souci là à cette époque de l'année. Nous allons tenter de diminuer voire d'éviter ce problème sur le prochain semis en semant de la coriandre au sein des planches de carottes. En effet, celle-ci est réputée pour être un très bon répulsif de ces mouches.


De plus, certains ont peut-être pu observer les dégâts causés par le vent sur notre tunnel. Une bonne partie de la bâche a été arrachée. Pas de dégâts à l'intérieur, car il n'y a que de la mâche au-dessous et elle apprécie l'eau en quantité ! Nous avons commandé un film pour faire la réparation mais malheureusement il y a trop de vent pour le moment. La pose n’est donc pas possible, trop de prise au vent. 
A l'intérieur de ce tunnel, nous avons dû et pu réorganiser notre plan de culture pour les plantations et semis afin de ne pas les mettre sous la pluie. Nous espérons pouvoir poser le film très rapidement. Certaines cultures (dont les tomates) doivent être obligatoirement dans ce tunnel cette année en raison des rotations de culture prévues. Il n’y a rien d'inquiétant pour le moment, et cela ne devrait pas avoir d'impact sur les paniers à venir.

Pour finir, dans les jours à venir, il est prévu :
La plantation des salades et des feuilles pour les mescluns, le désherbages (des épinards, carottes, poireaux, ail...), l’entretien des bordures, la réparation du tunnel,
et bien sûr tous les mardis et jeudis les cueillettes et préparations des paniers pour les Amaps!  
A bientôt. 
Edwige et Thomas

dimanche 8 mars 2020


Annulation pour cause de Coronavirus et mesures de protection!!!!
📣 Le 14 mars 2020, tou·tes dans la rue pour le climat ! ✊

Parce que c'est à nous d'agir et de décider ensemble à quoi ressembleront nos villes, nos villages et nos paysages, parce que ça se passe près de chez nous : à la veille des municipales, rappelons aux candidat.es l'urgence d'agir pour le climat en descendant dans la rue. Provoquons le changement que nous voulons voir !

Pour porter la voix citoyenne, pour incarner une alternative alimentaire et agricole, le Réseau des AMAP en Ile-de-France se mobilise pour cet événement exceptionnel et sera présent lors de la marche parisienne.

Retrouvez l'oignon qui fait la force à la Bastille et rejoignez-nous en tête de cortège !

Venez avec des chansons, des slogans, des pancartes drôles, des légumes à agiter, des idées de chorégraphie, et donnons de la voix pour des municipales de la transition !

Au programme :
14h - Marche de Bastille à République en passant par l'Hôtel de Ville
17h - Prises de parole et concert à République

Participez au grandmeeting de présentation de la Marche, à la Bourse du travail le 10 mars
Partagez l’événement facebook du 14 mars : www.facebook.com/events/831138607336529/
Inscrivez-vous ici pour être bénévole le jour J
Retrouvez l'ensemble des marches prévues en France


A très bientôt, dans la manif ou ailleurs!
Le Réseau AMAP IDF


Le réseau s'engage pour porter la voix d'une agriculture paysanne et citoyenne lors de la campagne pour les Municipales 2020. Retrouvez toutes les informations et les évènements ici >>>>>>>>> lien  


mercredi 4 mars 2020

Mardi 3 mars 2020: les "premiers" de l'année 2020


Première distribution de choucroute


Allez donc faire un petit tour sur le nouvel onglet "Nos recettes"  Je suis en train d'y rassembler toutes les recettes de notre blog, aujourd'hui dispersées pour des raisons techniques sur 8 onglets différents sans possibilité de rechercher une recette en particulier. Tout n'y est pas encore, ça vient.... mais vous y trouverez au moins les recettes de la choucroute crue, de la lactofermentation et des pickles. Cliquer (ici)

Premier Amapéro


Premier Amapéro de l'année, pour fêter quoi??? Bin, si on veut trouver une raison, la fin de l'hiver, après tout il faisait soleil cet après midi!

Mais aussi l'occasion pour Audrey de nous faire goûter une partie de sa production de fromage de brebis. Elle nous a apporté du fromage frais de brebis nature mais aussi aux fines herbes.

Et pour la postérité, votre serviteur Bruno, a pris quelques clichés.

Conclusion: bonne participation de tous les adhérents, merci à tous.







jeudi 9 janvier 2020



Un article de Reporterre, du 6 janvier 2020, concernant une conférence gesticulée avec la participation de l'ami Floran, maraîcher en AMAP à Pussay et membre du bureau d'AMAP IDF. Cet article présente le parcours des néo paysans, des AMAP et du bio sous une forme pédagogique.

"Réfléchir à des sujets sérieux, c’est bien. Le faire avec un gros nez rouge et un air malicieux, c’est encore mieux ! À l’occasion de la troisième conférence perturbée imaginée par Reporterre et le Samovar, un paysan-conférencier, inlassablement perturbé par une clown sympathique, a parlé d’agriculture citoyenne, de pesticides et d’Amap. Voici un condensé en six vidéos de leurs échanges.

Extrait no 1 
— La difficile recherche de terres agricoles quand on ne naît pas paysan

Extrait no 2 
— Le soutien des institutions publiques : quand la mairie déroule son tapis rouge

Extrait no 3 
— Une fenêtre de trois mois pour agir : à vos marques, prêts, partez !

Question no 1 du public 
— En pratique, quelles sont les alternatives aux pesticides ?


Question no 2 du public 

— De quels moyens de pression dispose-t-on en tant que citadines et citadins ?

Question no 3 du public 
— Comment devient-on paysan ? Et que répondre à la question «le bio c’est cher» ?"


L'article de Reporterre est (ici).
Les extraits durent de 2 à 5 minutes, la conférence dans son intégralité dure 1h20.





jeudi 19 décembre 2019

Mobilisation contre le déboisement massif en forêt des Trois Pignons (Fontainebleau), au Vaudoué (Seine-et-Marne)

Article de Reporterre le 19/12/2019
 



Le collectif citoyen "l’Avenir du Vaudoué" se mobilise contre une opération de déforestation massive dans la forêt des Trois Pignons (massif de Fontainebleau) doit commencer le 6 janvier 2020.

Pour en savoir plus lisez notre numéro spécial de l’Avenir du Vaudoué vous informe consacré à ce problème https://avenirduvaudoue.files.wordpress.com/2019/12/avdv8_v2-4.pdf

Pour signer la pétition en ligne contre cette action et retrouver l’ensemble des documents sur la politique de l’ONF en forêt de Fontainebleau et des Trois Pignons, suivez ce lien : https://www.petitionenligne.com/la_foret_des_trois_pignons_en_danger

Nous organisons une soirée débat sur ce problème

Le 3 janvier 2020 à 19 h
Salle Polyvalente du Vaudoué
1 rue des Palais,
77123 Le Vaudoué


Bien amicalement

Jacques Laskar 

Président du Collectif Citoyen l’Avenir du Vaudoué

mardi 1 octobre 2019

RASSEMBLEMENT DES COQUELICOTS DU 4 OCTOBRE A MILLY LA FORET

Le prochain rassemblement des coquelicots de Milly la Forêt  aura lieu vendredi 4 octobre. Rendez vous devant la mairie à 18h30.

Pour en savoir plus, rendez vous sur la page facebook du groupe de Milly.

Le mouvement des coquelicots se bat pour l'interdiction de tous les pesticides et l'actualité rappelle l'urgence d'une telle démarche. L'article de Reporterre ci dessous paru le 1ier octobre 2019 en est l'illustration.


Pesticides SDHI : « L’Anses n’a pas pris la mesure du drame »


Durée de lecture : 9 minutes
1er octobre 2019 / Entretien avec Pierre Rustin






Les pesticides SDHI sont au cœur d’une controverse qui a obligé les responsables de l’Anses, l’autorité sanitaire, à défendre publiquement l’autorisation de leur utilisation. Dans cet entretien, Reporterre donne la parole au scientifique Pierre Rustin, qui a donné l’alerte sur la toxicité de ce type de molécules, qui agissent indistinctement sur les cellules des êtres vivants.

La famille des pesticides SDHI est-elle dangereuse au point de devoir être retirés du marché ? L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a-t-elle laissé passer des produits susceptibles de déclencher un scandale sanitaire ? C’est ce qu’affirme l’ouvrage de Fabrice Nicolino Le crime est presque parfait, paru en ce début septembre. Reporterre l'avait interrogé pour l'occasion. Depuis, l’Anses tente d’apaiser la controverse. « Aujourd’hui, on a tout un ensemble d’éléments qui permettent de dire que ces produits ne présentent pas d’inconvénients pour la santé dans les conditions d’utilisation », expliquait son directeur, Roger genet, sur France Info le 23 septembre.
Personnage central de l’ouvrage de Fabrice Nicolino, Pierre Rustin, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et responsable d’une équipe de recherche à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), est le scientifique qui a donné l’alerte sur les SDHI. Reporterre l’a interrogé.

Reporterre — Quel est votre domaine de recherche ?
Pierre Rustin — Avec mes collègues, nous travaillons depuis plus de 30 ans sur les maladies mitochondriales [1], c’est-à-dire des maladies liées à des anomalies de la respiration des cellules. Ces maladies concernent possiblement tous les organes, seuls ou en association. Elles interviennent à tous les âges de la vie. Chez le jeune enfant, le fonctionnement du cerveau, du cœur ou des muscles est souvent concerné, chez les personnes âgées ce sont des maladies de type Parkinson ou Alzheimer. En plus de ces maladies, connues depuis peut-être 40 ans, s’ajoutent depuis les années 2000 des cancers.
Nous nous sommes intéressés aux facteurs de l’environnement qui pouvaient intervenir dans le déclenchement ou l’évolution de ces maladies. En faisant des recherches bibliographiques, nous sommes tombés sur le fait que l’on utilisait des pesticides SDHI en agriculture. Or, les SDHI inhibent la SDH (la succinate déshydrogénase), qui est une des enzymes importantes dans la respiration cellulaire.


Vous avez contacté l’Anses pour l’avertir du danger sanitaire…
En fait, nous lui avons posé cinq questions scientifiques majeures auxquelles nous n’avons toujours pas obtenu de réponse.
La première question est liée au fait que les SDHI tuent l’enzyme chez toutes les espèces biologiques que l’on connaît. En matière de conséquence environnementale, c’est le pire que l’on puisse envisager pour un pesticide : aucune spécificité entre les espèces.
La deuxième question, c’est que nous avons découvert que les SDHI de nouvelle génération ne bloquent pas seulement la SDH mais bloquent aussi d’autres éléments dans les mitochondries, ce qui veut dire qu’il n’y a pas non plus de spécificité de cible et que les conséquences attendues de l’usage de ces nouveaux SDHI sont encore pires.
Le troisième élément, c’est que les tests réglementaires actuels ne sont valables ni au niveau cellulaire — ils ne permettent pas de voir si une substance va bloquer le fonctionnement des mitochondries — ni au niveau des animaux utilisés comme modèles pour tester la toxicité des SDHI. Les rongeurs ne présentent pas du tout une susceptibilité aux mêmes cancers que ceux observés chez les humains.
Le quatrième point, c’est que d’autres produits qui, comme les SDHI, touchaient la respiration cellulaire [2], ont du être retirés parce qu’ils causaient chez l’homme la maladie de Parkinson. Et là encore, ni les tests réglementaires ni nos autorités sanitaires ne décelaient de danger…
Le cinquième point est que l’utilisation en préventif de ces molécules SDHI, comme d’autres pesticides, est totalement inadmissible. On ne donnera pas des antibiotiques à son bébé en prévision d’une éventuelle infection. C’est pourtant ce que l’on fait en agriculture. C’est inadmissible et absurde parce que chez les champignons comme chez les bactéries, cette pratique est sans doute la meilleure façon d’induire l’apparition de résistances. Un phénomène constaté dès maintenant pour les SDHI.
Nous leur avons posé ces cinq questions simples mais cruciales, mais pour chacune, nous n’avons pas reçu de réponse.
Aviez-vous déjà eu affaire à l’Anses ?
Jamais, nous sommes tombés des nues. Très franchement, nous nous sommes quasiment disputés avec mes collègues parce que, naïvement, j’étais convaincu qu’en recevant notre coup de téléphone, l’Anses allait prendre instantanément la mesure du drame possible. Mes collègues m’ont dit : « Ce n’est pas comme cela que ça se passe ! » Elles avaient raison.
Nous avons été obligés de publier la tribune dans Libération pour que — comme l’Anses ose le dire — ils « s’autosaisissent ».


Vous vous êtes alors retrouvé dans une bataille médiatique ?
À notre corps défendant ! Parce que la toxicité des pesticides n’est vraiment pas notre domaine de recherche. Mais pour des raisons morales, il n’est pas possible de ne rien dire, de ne rien faire.
Quand j’entends le ministre de l’Agriculture dire, qu’en accord avec l’Anses et les scientifiques, « cinq mètres d’écartement entre les traitements et les maisons, c’est bien », cela me fait bondir ! Comme sur bien des problèmes de pesticides, le ministre se trompe. Concernant l’espace de cinq mètres, cela a un côté ridicule, soit les pesticides doivent être proscrits, soit non. Tout le monde sait que les pesticides sont partout dans l’air, dans l’alimentation, les rivières. Cette discussion est absurde, il est urgent de sortir des pesticides.


Le directeur de l’Anses, Roger Genet, et son directeur du pôle sciences, Gérard Lasfargue, ont été ces derniers temps très présents dans les médias, pour répondre à votre alerte, à l’ouvrage de Fabrice Nicolino, et rassurer sur les pesticides SDHI…
Mais jamais ils ne s’adressent à notre équipe. L’Anses ne répond pas à mes méls, à mes lettres. Cette agence est complètement discréditée à mes yeux, ils ne font pas leur boulot. Ce n’est pourtant pas à nous de démontrer que ces pesticides sont dangereux.
Sur les SDHI, l’Anses a constitué un comité d’experts de gens sur le sujet, qui n’ont en aucune façon répondu à nos cinq points. Nous le leur avons dit, reprécisé, nous n’avons jamais obtenu de réponse. Je ne vois pas ce que l’on peut faire de plus.
Roger Genet, directeur général de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), le 23 septembre, sur France Info.
L’Anses vous reproche de ne pas donner de preuve de la toxicité des pesticides SDHI sur l’homme.
On devrait tout d’abord parler de la toxicité peu discutable des pesticides, parmi lesquels les SDHI, démontrée en laboratoire et désormais constatée sur l’environnement. Mais, si l’on ne s’intéresse qu’aux seuls effets chez l’homme, l’effet attendu est l’apparition ou l’accélération de maladies neurologiques, du type maladie de Parkinson. Or, une incidence accrue de cette maladie est justement observée dans les cohortes d’agriculteurs, et cela dans les délais attendus.


Par ailleurs, vous écrivez dans une lettre ouverte à l’Anses qu’elle vous a demandé de montrer l’effet des SDHI sur l’enzyme des mammifères. Or, ceci est fait depuis 1976 ?
Absolument. Une recherche menée il y a plus de 40 ans par les spécialistes mondiaux de l’époque montre l’effet de la carboxine, l’ancêtre de tous les SDHI. Déjà, ils concluaient que c’était et que ce serait une folie complète d’utiliser ce type de molécules.
C’est une folie que de chercher à bloquer la respiration cellulaire en visant des étapes clefs, parfaitement conservées dans l’évolution, depuis les microorganismes jusqu’à l’être humain. Au départ, nous n’avons même pas pensé à publier ces observations : les revues scientifiques n’aiment pas republier des choses connues depuis… 40 ans. Quand l’Anses nous a dit que l’on n’amenait rien de nouveau, ils avaient raison d’une certaine façon.


Quelles recherches avez-vous menées sur l’effet des SDHI ?
Paule Bénit, dans notre équipe, a notamment étudié l’action des SDHI de dernière génération. Elle l’a fait dans des conditions qui font que l’on voit l’effet des SDHI, alors que les tests réglementaires ne le permettent pas. Elle montre que des cellules humaines normales meurent en présence d’une faible concentration de SDHI, et que les cellules de patients Alzheimer meurent plus vite. Comme ce sont des maladies où les mitochondries ne marchent déjà pas bien, quand l’on ajoute des inhibiteurs touchant les mitochondries, on a une mort cellulaire encore plus rapide. L’article scientifique exposant cette recherche va être publié dans les semaines qui viennent.
Des rampes de pulvérisateur pour la vigne.
Vous étiez-vous intéressé aux pesticides auparavant ?
Pas vraiment. De fait, nous sommes entrés dans le sujet différemment de toxicologues, à partir de nos études sur des maladies humaines, ce qui d’une certaine manière nous a protégés de la chape de plomb qui pèse sur une partie de la toxicologie.
Pour les SDHI, depuis 1976, les toxicologues auraient dû dire stop. Depuis des années, il était possible de savoir à partir de la littérature scientifique accessible, que les tests réglementaires n’étaient pas valables. C’était leur boulot de monter au créneau et le dire haut et fort.


Pour vous quelle est l’étape suivante ?
Que l’on arrête d’utiliser les SDHI. Il n’y a pas besoin d’étude supplémentaire. Si usage il doit y avoir, alors il faudrait revoir complètement la façon de les utiliser, c’est-à-dire au moins en finir avec les épandages préventifs, qui sont des folies, que cela soit à 5 mètres ou plus.
D’autant que beaucoup de ces molécules n’ont pas prouvé leur efficacité. Je vous engage à essayer de connaître l’effet sur le rendement de ces SDHI. Ni la FNSEA [le syndicat agricole majoritaire], ni les industriels, ni l’Anses n’ont été capables de nous donner des chiffres sur l’effet sur le rendement de ces molécules. Le bénéfice-risque n’est donc même pas connu.


Et que pensent l’Inserm et le CNRS, vos employeurs, de tout cela ?
Avec leur accord, nous pouvons librement parler.
  • Propos recueillis par Marie Astier


samedi 14 septembre 2019

Zones sans pesticides - Participez à la consultation


A ce jour il n'y a pas de réelles mesures de protection concernant les personnes vivant près des zones d'épandage de pesticides et notamment pas de distance de sécurité entre les zones d'épandages et les lieux d'habitation. Or, un article avait été voté dans le cadre de la Loi dite "Agriculture et Alimentation" stipulant que des chartes d'engagement devront être prises entre les utilisateurs de pesticides et les riverains pour tenter de régler en partie les conflits de plus en lus récurant entre ces populations.



Le gouvernement a enfin  mis en ligne les textes nationaux (un décret et un arrêté) censés encadrer les futures chartes d'engagement qui doivent être négociées au niveau départemental. Ce sont des textes - bien trop faibles à l'heure actuelle (distances de 5 à 10 m qui ne protègeront pas, dispositifs d'information pas assez ambitieux…) - sur lesquels vous avez la possibilité de donner votre avis.

Vous avez jusqu'au 1er octobre pour vous faire entendre ! C'est important dans la mesure ou plus le cadre national sera ambitieux, plus il sera aisé localement de faire avancer les demandes et obtenir de vraies mesures de protection des riverains.

Pour facilité votre action,  Générations futures vous propose :

- de prendre connaissance des textes proposés pour le gouvernement à la consultation (arrêté et décret),

- prenez connaissance des propositions de modification des textes,

- si vous êtes d'accord avec ce que Générations futures propose,  copiez - collez les propositions et déposez -les sur le site de la consultation. N'hésitez pas à amender et complèter par vos propres propositions.

Vous avez également moyen, via vos associations de vous manifester auprès des chambres d'agriculture si vous souhaiter prendre part aux échanges locaux sur le sujet, les discussions ne vont pas tarder à commencer pour le territoire de l'Essonne !