Les citoyens, les associations militant pour une agriculture respectueuse de l'environnement s'inquiètent des positions du gouvernement vis à vis de l'agriculture biologique avec notamment la suppression des aides au maintien du bio.. Des voies s'élèvent, de plus en plus nombreuses, pour dénoncer ce désengagement de l'Etat. Nous relayons ici le message de Guillaume Chopin pour l'association "Association Santé Naturelle":
ALERTE ILS SONT EN TRAIN DE SACRIFIER LE BIO
Chers amis du naturel, écoutez bien le cri d'alarme de Thomas Lafouasse qui cultive des céréales et légumes bio dans l'Essonne:
"le gouvernement est en train de saccager le bio. Ils viennent notamment de me supprimer les aides au maintien en agriculture biologique. Au total, je vais perdre plus de 29000 euros d'aides alors que j'avais anticipé mes remboursement en fonction." (Le Figaro économie).
Pour survivre, Thomas va devoir faire des coupes franches dans son budget et renoncer à créer des emplois: "Moi, je peux m'en sortir mais il y a des fermes qui n'auront pas cette chance".
Eh oui, à cause de la décision du gouvernement, beaucoup d'agriculteurs bio devront mettre la clé sous la porte.
Pourquoi ? A cause d'une terrible décision du gouvernement : malgré ses beaux discours en faveur du "bio"... malgré la nomination de Nicolas Hulot comme Ministre de l'Ecologie... le gouvernement a décidé de supprimer purement et simplement les aides étatiques au "maintien" du bio !
Voici la réaction du syndicat agricole FNSEA : "Le désengagement de l'Etat du financement des aides au maintien n'est pas un bon signal pour le développement du secteur biologique en France" (Libération).
La réponse du Ministre de l'agriculture, Stéphane Travert a été la suivante : "C'est au marché de soutenir le maintien de l'agriculture biologique car la demande est là" (Le figaro économie).
Pour Mr Travert, c'est au "marché" de soutenir le "bio". Mais dites-moi, Mr le Ministre, vous qui aimez le "marché", pouvez vous me dire si le "marché" prend en compte l'impact du bio sur :
- la préservation de l'eau potable, les nappes phréatiques ?
- la biodiversité et la sauvegarde des abeilles ?
- la fertilité des terres, mieux garantie par le bio,
- l'absence d'antibiotiques, et donc l'éloignement du grave danger de l'antibio-résistance ?
- l'évitement des pesticides, qui déclenchent des Parkinson chez les agriculteurs ?
- la réduction des perturbateurs endocriniens, qui causent des cancers dans la population ?
- sans oublier le bien-être animal, le bon traitement de nos amies les bêtes ?
Non, bien sur, le "marché" ne prend rien de tout ça en compte !
Au contraire, pour un agriculteur, passer au bio coûte énormément d'argent ! Obtenir le label prend 2 à 3 ans, mais il faut 5 à 10 ans pour que l'agriculteur s'y retrouve financièrement ! Voilà pourquoi l'aide de l'état est essentielle, pas seulement pour la "conversion" au bio, mais aussi pour maintenir le bio !
Alors vraiment, Mesdames et Messieurs du gouvernement, on attend de vous des gestes forts pour le bio !
Stop aux belles paroles, stop aux doubles discours, on attend des FAITS !
Merci à Jacqueline pour la transmission de cet article.







