jeudi 5 avril 2018

Alerte: ils sont en train de sacrifier le bio !

Les citoyens, les associations militant pour une agriculture respectueuse de l'environnement s'inquiètent des positions du gouvernement vis à vis de l'agriculture biologique avec notamment la suppression des aides au maintien du bio.. Des voies s'élèvent, de plus en plus nombreuses, pour dénoncer ce désengagement de l'Etat. Nous relayons ici le message de Guillaume Chopin pour l'association "Association Santé Naturelle":




ALERTE ILS SONT EN TRAIN DE SACRIFIER LE BIO


Chers amis du naturel, écoutez bien le cri d'alarme de Thomas Lafouasse qui cultive des céréales et légumes bio dans l'Essonne:
"le gouvernement est en train de saccager le bio. Ils viennent notamment de me supprimer les aides au maintien en agriculture biologique. Au total, je vais perdre plus de 29000 euros d'aides alors que j'avais anticipé mes remboursement en fonction." (Le Figaro économie).

Pour survivre, Thomas va devoir faire des coupes franches dans son budget et renoncer à créer des emplois: "Moi, je peux m'en sortir mais il y a des fermes qui n'auront pas cette chance". 

Eh oui, à cause de la décision du gouvernement, beaucoup d'agriculteurs bio devront mettre la clé sous la porte.

Pourquoi ? A cause d'une terrible décision du gouvernement : malgré ses beaux discours en faveur du "bio"... malgré la nomination de Nicolas Hulot comme Ministre de l'Ecologie... le gouvernement a décidé de supprimer purement et simplement les aides étatiques au "maintien" du bio !

Voici la réaction du syndicat agricole FNSEA : "Le désengagement de l'Etat du financement des aides au maintien n'est pas un bon signal pour le développement du secteur biologique en France" (Libération).
La réponse du Ministre de l'agriculture, Stéphane Travert a été la suivante : "C'est au marché de soutenir le maintien de l'agriculture biologique car la demande est là" (Le figaro économie).

Pour Mr Travert, c'est au "marché" de soutenir le "bio". Mais dites-moi, Mr le Ministre, vous qui aimez le "marché", pouvez vous me dire si le "marché" prend en compte l'impact du bio sur :
  • la préservation de l'eau potable, les nappes phréatiques ?
  • la biodiversité et la sauvegarde des abeilles ?
  • la fertilité des terres, mieux garantie par le bio,
  • l'absence d'antibiotiques, et donc l'éloignement du grave danger de l'antibio-résistance ?
  • l'évitement des pesticides, qui déclenchent des Parkinson chez les agriculteurs ?
  • la réduction des perturbateurs endocriniens, qui causent des cancers dans la population ?
  • sans oublier le bien-être animal, le bon traitement de nos amies les bêtes ?
Non, bien sur, le "marché" ne prend rien de tout ça en compte !

Au contraire, pour un agriculteur, passer au bio coûte énormément d'argent ! Obtenir le label prend 2 à 3 ans, mais il faut 5 à 10 ans pour que l'agriculteur s'y retrouve financièrement ! Voilà pourquoi l'aide de l'état est essentielle, pas seulement pour la "conversion" au bio, mais aussi pour maintenir le bio !

Alors vraiment, Mesdames et Messieurs du gouvernement, on attend de vous des gestes forts pour le bio !
Stop aux belles paroles, stop aux doubles discours, on attend des FAITS !

Merci à Jacqueline pour la transmission de cet article.










lundi 2 avril 2018

Le printemps arrive...mais les oiseaux ne chantent plus

Comme nous en faisions récemment état dans un article de la page dossier, un tier des oiseaux de nos campagnes ont disparu. L'effondrement du nombre d'insecte n'y est pas pour rien (80% de moins sur la même période), mais la disparition de leur habitat naturel n'arrange rien. Et, de fait, les oiseaux des villes ne sont pas enviables non plus. Globalement, c'est l'ensemble de la biodiversité qui est menacée.



Nicolas Hulot veut lancer le premier plan d'envergure pour sauver la biodiversité en France mais il n'y arrivera pas seul.  "J'ai besoin de votre indignation" a-t-il lancé à l'assemblée nationale le 21 mars dernier, offrons lui la notre ! Alors signez la pétition pour l'encourager à sauver nos oiseaux et toute la richesse de notre biodiversité. Plus nous serons nombreux et plus son initiative aura de poids.

Vous retrouverez la pétition ici

Merci à Chantal pour l'info

dimanche 1 avril 2018

Fête à la Ferme de la Basse Cour, l'Agriculture Citoyenne Fait sa Prise de Terre

Du 18 au 20 mai 2018, l'Agriculture Citoyenne fait sa Prise de Terre à Gommerville (28) sur la ferme de la Basse-Cour !






Le Printemps d'InPACT, c'est quoi ?





Un large rassemblement à la ferme, pendant trois jours, de structures collectives et de citoyens, pour affirmer la nécessité d'une réorientation radicale de notre modèle alimentaire et agricole. 





Au programme des trois journées :




Assemblées Générales // Visites de fermes // Conférences et débats// Ateliers et palabres // Banquets // Spectacles et concerts // Expositions // Festival Prise de Terre (art à la ferme)// Sur la ferme de la Basse-Cour.









Programme musical :

Vendredi 18 mai (20h30- 2h00)
  • Fantazio Power Trio
  • Chromatik (Jazz et Hip-hop)
  • Les frères Bandini (Coubtry -Bluegrass)
  • Tiger Rag (Jazz New Orléans)
  • Healthy Boy (Indie ténébreux)
  • Belette Brass Band
Samedi 19 mai (20h30 - 3h00)
  • Mitchi Bitchi Bar (Crazy Swing)
  • Grizz LI (Brass Band, Bluesrock et Soul)
  • Bim Bam Orchestra (Afrobeat)
  • Les p'tits frères de Jeanine (Chanson vivante)
  • Shrimp Case (Hard rock)
  • Sax Men & Les dix ladies (fanfares)
Dimanche 20 mai
  • Rumble2Jungle (Afro Rock Soul)

L'évènement est organisé par le pôle InPACT, un collectif de 10 organisations agricoles et rurales.


Communiqué officiel du printemps d'InPACT

Regroupées au sein d'InPACT depuis les années 2000, 10 structures nationales agricoles, rurales, citoyennes promeuvent les agricultures productrices et de qualité, génératrices de travail, accessibles à tou-te-s, intégrées au milieu rural et réparties sur le territoire, respectueuses des équilibres et des ressources naturelles.

Avec des moyens limités, nos réseaux ont construit des voies alternatives à l'agriculture productiviste sur des sujets importants pour les paysans et les citoyens : l'installation de nouveaux paysans, la relocalisation de l'agriculture et de l'alimentation, l'évaluation des systèmes de production agricole, les politiques alimentaires, la rémunération des paysans, le maintien du foncier agricole...

Face à la crise de l'agriculture et à la crise écologique globale, l'union de ces réseaux constitue une force indéniable en terme d'expertise et de possibilité d'action. Aujourd'hui le projet porté par InPACT trouve un écho de plus en plus important auprès des consommateurs, des citoyens et des élus. Le collectif InPACT a la tâche d'amplifier les transitions des systèmes de production et de consommation dont sont porteurs ses adhérents et d'exiger des moyens à la hauteur de l'énergie qui l'anime.

"L'agriculture et l'alimentation sont des communs, composante d'un tout, d'un projet de société : nous l'affirmons avec force.
C'est dans cet esprit que nous organisons le Printemps d'InPACT les 18, 19 et 20 mai à la ferme de la Basse-Cour 28310 Gommerville"