mardi 16 janvier 2018

Les circuits courts et de proximité, un moyen de lutter contre le gaspillage alimentaire

Informations et documents extraits du dossier de l'association France Nature Environnement en lien ici: "comment lutter contre les gaspillages alimentaires dans les milieux agricoles".

Chaque année en France, 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées du champ à l'assiette. Près d'un tiers de ce gaspillage intervient dès l'étape de la production agricole. Selon  une étude de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie) de 2016, 18% de la production alimentaire destinée à la consommation humaine serait gaspillée chaque année selon la répartition suivante:
  • 32% pour la production agricole,
  • 21% pour la transformation,
  • 14% pour la distribution,
  • 14% pour la restauration,
  • 19% pour la consommation à domicile.
Tous les niveaux sont concernés et génèrent du gaspillage pour différentes raisons: surproduction, critères de calibrage, rupture de chaîne du froid, mauvaise gestion des stocks, inadéquation entre l'offre et la demande etc.



Cette situation n'est pourtant pas une fatalité, circuits courts et de proximité font partie des solutions. 

La limitation voire la suppression des intermédiaires est la principale caractéristique des circuits courts et de proximité. En diminuant voire en éliminant les contraintes techniques liées aux transports ou encore aux délais entre la production et la consommation, elle favorise la réduction du gaspillage alimentaire.
Mais ces circuits permettent également les échanges entre producteurs et consommateurs. La possibilité de créer du lien est un avantage considérable dans cette relation en permettant de valoriser davantage le travail et les produits, d'où un regard différent sur les produits proposés, une meilleure acceptation de la saisonnalité.
De plus, le retour des consommateurs permet au producteur d'adapter autant que faire se peut la production à la demande.
Enfin, avec un système de vente au panier comme celui des AMAP, le producteur connaît de manière précise les quantités à produire pour satisfaire la demande.

Il faut savoir que le gaspillage alimentaire a des impacts très importants sur l'environnement.  Cela se traduit par un gaspillage des ressources naturelles (eau, surfaces agricoles,...) mais aussi des pollutions liées à la production des aliments (utilisation de pesticides, engrais chimiques,...) et à leur destruction.
Toujours d'après l'ADEME, l'empreinte carbone annuelle du gaspillage alimentaire serait de près de 15,5 millions de tonnes de CO2 par an en France, ce qui n'a rien d'étonnant lorsque l'on sait que dans les conditions actuelles  l'alimentation représente à elle seule 36% de émissions nationales de gaz à effet de serre.



L'impact environnemental du gaspillage alimentaire varie selon la nature des produits, leur modes de production, de distribution et de consommation. Lutter contre ce scandale, c'est aussi favoriser le développement de systèmes d'alimentation plus durable pour tous. En venant chercher vos légumes à l'AMAP chaque mercredi, vous y participez !