Paysans et Amapiens aux champs

Pour les brebis, c'est le printemps
Mardi 2 mars





Les brebis sont toujours sur les jachères en lisière de la forêt des trois pignons. Le sol est sableux et la repousse de printemps n'est pas encore là. Résultat des rotations de parcs fréquentes, sur des surfaces conséquentes car les brebis ont de gros besoins pour se nourrir elles et leurs agneaux. Pour qui se souvient des problèmes de surfaces, périmètres... cela veut aussi dire des manipulations de filets conséquentes !







Le petit mot d'Audrey:" Le top départ des naissances a été donné le 08 février dernier. Ce week-end, 58 brebis avaient mis bas et 86 agneaux étaient nés. L'ensemble des naissances devrait avoir eu lieu d'ici la fin du mois.

Nous avons démarré la première traite vendredi dernier avec 4 litres de lait récolté pour cette première, pas de quoi en faire un fromage ! Ce n'est pas beaucoup mais je ne trais que les brebis qui ont agnelé la première semaine et nous ne ne séparons pas les agneaux de leur mère. Nous n'avons donc que ce qu'ils nous laissent. Pour le moment, c'est priorité pour eux, ils ont besoin de se remplir la panse à volonté pour au moins deux mois. Passé deux mois, nous les séparerons uniquement la nuit et j'aurai alors plus de lait (et donc plus de fromages). Ils seront alors à un âge où ils peuvent se passer de leur mère la nuit. Un fois la traite terminée, chacun retrouvera sa maman et pourra téter tout son soul dans la journée. Cela limite le choc de la séparation pour la mère comme pour l'agneau et stimule la lactation. Le sevrage naturel se fait théoriquement entre 6 et 8 mois (au moment où la brebis tarie à la fin de l'été).

Bref à ce jour on est loin de remplir la cave !!! Mais ce n'est qu'un début et cela laisse le temps de finir les derniers chantiers de l'hiver! Nous courons partout mais nous avons bien avancé pour gagner en ergonomie et se faciliter le travail au quotidien, déjà bien chargé."

Passage au quai de traite :

Même si la traite n'a pas encore lieu pour la majorité des brebis, il faut les réhabituer où, pour les plus jeunes leur apprendre le passage au quai de traite.



Le quai de traite, monté sur un châssis de caravane est mobile et peut donc être amené à proximité des zones de pâture.




Les brebis sont parquée, en attente de passer sur le quai. La salle d'attente est pleine ! Elles accèdent une par une au quai de traite par un système de portillon.

     

Audrey les accueille en douceur et avec beaucoup de pédagogie pour les nouvelles afin qu'elles viennent s'installer dans le système qui les retient pendant la traite. Un peu de grain dans la mangeoire motive aussi les troupes !




   

En fin de traite, les brebis sont libérées et quittent d'elles mêmes le quai de traite, pour aller se restaurer.



Il reste quelques glands sous les chêne et elles le savent.


Lorsque tout le monde est passé, retour au pâturage.

Vous pourrez aussi retrouver ICI un petit reportage réalisé par Isabelle, de l'AMAP de bombon qui retrace en images ces premières étapes avant d'attaquer la fabrication des délicieux fromages.




Première transhumance de l'année pour les brebis d'Audrey
Samedi 6 février 





Sous bonne garde, les brebis d'Audrey terminent leur séjour sur les pâtures de la plaine de Fleury. 



Bientôt ce seront les labours, alors il est temps de partir avant le début de l'agnelage. La première transhumance c'est pour maintenant.



Quelques volontaires ont dit oui malgré un temps pour le moins maussade, les choses sérieuses peuvent commencer.



Ouverture du parc, le patou a laissé la place au chien de berger.
Les accompagnateurs sont dans les starting-blocks.


Audrey  et Alexandre ont pris les devants. Pour les accompagnateurs, pas besoin de pousser, les brebis sont corses mais ce n'est décidément pas l'heure de la sieste. 


Passage sur la route jusque sur la plaine de Courance. Ce matin les automobilistes auront été peu nombreux et compréhensifs.


Encore un petit chemin à parcourir en lisière de la forêt des Trois Pignons avant d'arriver sur la nouvelle pâture qu'Audrey a déjà préparé.


Petit moment d'hésitation avant de passer aux choses sérieuses...
Bon appétit et à bientôt !







Plantation de pommiers chez Pierre Nicolas

Samedi 16 et dimanche 17 janvier 






La plantation de fruitiers chez Pierre-Nicolas a commencé il y a trois ans avec 150 pommiers et cognassiers, quelques châtaigniers et noisetiers. En 2019, 150 pommiers, 10 cerisiers et une dizaine d'autres fruitiers étaient à nouveau plantés. L'ensemble des parcours était ainsi couvert. 

Au delà de belles récoltes à venir, ces arbres apportent un couvert aux volailles, les protégeant du soleil, les rassurant aussi quant à la présence de prédateurs venus du ciel. A terme elles pourront picorer les fruits tombés précocement et les parasites éventuels. Leurs fientes viendront enrichir la terre du verger. Bref, un bel équilibre pourra ainsi s'installer.


En cette année 2021, ce sont 650 pommiers qui viennent enrichir le projet avec la création d'un verger de pommiers adjacent aux parcours. L'exercice de plantation s'est déroulé sur les week-ends des 16 et 17 janvier et 23 et 24 janvier.


La neige présente dès le premier jour n'a pas réussi à atteindre le moral des amapiens de la Belle et la Blette, de l'AMAP de Cachan et d'Ah Ma Papille qui étaient au rendez-vous. 


Gros chantier, gros moyens... et une belle motivation pour métrer, aligner, creuser, planter, enfoncer les piquets...





L'essentiel était bouclé le dernier dimanche matin... juste avant le deuxième épisode neigeux.



Il ne reste plus qu'à se projeter dans quelques années et imaginer les floraisons qui viendront illuminer la plaine de Milly, avant garde on l'espère de belles productions !

 

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