samedi 11 février 2017

People 4 Soil: une pétition pour sauver les sols en Europe







La dégradation croissante des sols aussi bien au sein de l’UE qu’au niveau mondial par des phénomènes d'érosion, d'imperméabilisation, de diminution des teneurs en matières organiques, de tassement,  de salinisation, d'inondations, de glissements de terrain et de contamination, a des impacts négatifs sur la santé humaine, la sécurité alimentaire, les écosystèmes naturels, la biodiversité et le climat ainsi que sur notre économie.

Or, alors qu’ils sont à la base de notre alimentation et de notre santé, les sols ne bénéficient d’aucune protection réglementaire. Plus de 400 associations dont Terre de Liens demandent à l’Union Européenne d’agir. Aidez-les en signant leur Initiative Citoyenne Européenne (ICE).

Principaux objectifs: reconnaître que les sols constituent un héritage commun qui doit être protégé au niveau de l’UE dans la mesure où ils procurent des bienfaits essentiels en lien avec le bien-être de l’homme et la capacité de résistance de l’environnement; élaborer un cadre juridiquement contraignant pour répondre spécifiquement aux principaux risques qui menacent les sols, intégrer aux politiques de l’UE les objectifs de développement durable des Nations unies relatifs aux sols; comptabiliser correctement et réduire les émissions de gaz à effet de serre produites par les secteurs agricole et sylvicole.

Encore peu connue, l’ICE est un processus démocratique officiel (c’est pour cela que vous est demandé votre numéro de Carte Nationale d’Identité ou de Passeport) qui donne le pouvoir à la société civile… à condition qu’elle arrive à s’organiser et à se mobiliser massivement.
Au moins 7 pays de l’UE doivent atteindre le quota fixé. Celui de la France est de 55 000 signatures mais c’est au moins le double qu’il faudra pour atteindre le million au niveau européen d’ici le 11 septembre 2017 !

Voilà un défi essentiel aux yeux de Terre de Liens. Chacun d’entre nous peut y contribuer en signant la pétition ici 


mercredi 8 février 2017

Proposition de création d'un rucher partagé sur la ferme de Thomas






Bonjour à tous,

Depuis bientôt un an deux ruches discrètes sont posées sur la ferme de Thomas (au pied des peupliers d'Italie, face à la forêt). Nous nous étions mis d'accord avec Thomas pour faire un essai et voir si la végétation environnante pourrait suffire. Et ça marche! malgré des conditions météorologiques désastreuses au printemps (froid pendant la floraison des aubépines et pluie sur les fleurs d'acacia) il a été possible de récolter la miellée de châtaigner et les essaims ont réussi à s'approvisionner seuls pour l'hivers. Du coup, nous pouvons envisager l'avenir avec optimisme pour l'implantation d'un rucher sur le site.

L'idée est de créer un rucher partagé pour les Amapiens:
- partage d'expérience pour ceux qui fréquentent déjà le monde des abeilles,
- initiation au petit monde de l'apiculture pour ceux qui jusqu'ici ne regardaient les abeilles que de loin, voir plus si affinité,
- ateliers pédagogiques autour de l'apiculture, de la pollinisation....
- récupération des miellées et partage des récoltes sur la ferme...
Enfin bref autant de bons moments à partager et... à déguster.


Les deux essaims déjà présents peuvent servir de noyau de départ. S'ils sont vigoureux au printemps, il sera possible de les dédoubler pour augmenter le cheptel. Il sera également possible d'installer des ruchettes "pièges" pour espérer récupérer les essaims voyageurs. Enfin bref, s'attaquer ensemble à la mise en place de butineuses pour la pollinisation des plantes de la plaine et des légumes de Thomas en particulier.

Thomas est partant pour tenter l'expérience et déjà intéressé pour prendre contact avec les abeilles noires qui squattent son exploitation. Si vous aussi le cœur vous en dit, n'hésitez pas à me le faire savoir rapidement, je souhaiterais que nous construisions le projet ensemble et la prochaine saison va démarrer courant mars...

Pierre

Signature de la pétition européenne visant à interdire le glyphosate (principe actif du roundup)




La Commission européenne a validé, le 10 janvier 2017, l’enregistrement d’une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) visant à interdire le glyphosate ingrédient actif du Roundup, un herbicide commun produit par Monsanto et ultra-controversé.
Intitulée "Ban Glyphosate" "[interdire le glyphosate], l'initiative a été enregistrée officiellement le mercredi 25 janvier, date depuis laquelle les citoyens européens peuvent signer le texte et ce pendant les douze mois à venir. En cas de succès, cette pétition européenne pourrait pousser l’UE à se prononcer sur la question.

Ce que demande l'ICE:
La pétition européenne, soutenue notamment par Greenpeace, appelle à "proposer aux États membres une interdiction du glyphosate, l'invitant à réformer la procédure d’approbation des pesticides et à fixer des objectifs obligatoires à l’échelle de l’UE en ce qui concerne la réduction de l’utilisation des pesticides".

1 million de signatures
L’initiative citoyenne européenne est une procédure instituée dans le traité de Lisbonne (2009). Si en l’espace d’un an une ICE recueille au moins un million de soutiens de citoyens au sein d’au moins sept États membres différents, la Commission est obligée de réagir dans les trois mois. Si tel est le cas pour l'interdiction du glyphosate, l’exécutif européen pourra décider de donner suite et déclencher une procédure législative, ou non. Mais, dans tous les cas, il devra motiver sa décision






Questions pour comprendre les enjeux du dossier de ce pesticide très controversé pour sa toxicité.
1. Que reproche-t-on au glyphosate ?
Utilisé depuis les années 1970, le glyphosate est une molécule herbicide non sélective particulièrement active. Classée cancérigène par l'OMS, elle est accusée de porter atteinte à la biodiversité et soupçonnée d'être un perturbateur endocrinien. Il s'en est écoulé 825.000 tonnes dans le monde en 2014.

2. Pourquoi interdire le glyphosate ?
Le glyphosate, a fait l’objet d’une longue bataille autour du renouvellement de sa licence dans l’Union européenne en 2016. Bruxelles s’était finalement résolu, fin juin 2016, à prolonger temporairement l’autorisation de la substance jusqu’à la publication d’un nouvel avis scientifique au plus tard fin 2017, tout en restreignant les conditions d’utilisation (au niveau des consommateurs et non des professionnels).

3. Quelle est la force de l'action citoyenne?
Au premier trimestre 2016, le texte initial de la résolution, adoptée par 374 voix contre 225 et 102 abstentions, demandait à la Commission de ne pas renouveler du tout l'approbation du glyphosate, mais les députés avaient tout de même adopté un amendement présenté par le Parti populaire européen (PPE-Centre droite) proposant une autorisation pour 7 ans.
En juin 2016, une pétition lancée sur internet par Avaaz avait recueilli près d'un million et demi de signatures en faveur de l'interdiction du produit herbicide. Par ailleurs, un sondage publié par l'ONG allemande Campact, montrait que les deux tiers des habitants des cinq plus grands pays européens ne veulent plus du glyphosate sur leur sol.
Sous cette pression citoyenne, la commission a revu sa copie: afin de trancher sur la dangerosité du produit, l'ECHA, Agence européenne des produits chimiques,  a été chargée de mener une évaluation, qui doit être rendue en 2017. En attendant ses conclusions, le produit a reçu une prolongation de sa licence de 18 mois mais son interdiction reste suspendue à la mise sur le marcher de produits de remplacement.

Alors, pour obliger la commission européenne a se prononcer et obtenir l'interdiction définitive d'utilisation du glyphosate tant par les particuliers que les professionnels, signez la pétition ici