lundi 24 juin 2019

Prochain rassemblement du groupe "nous voulons des coquelicots" de Milly vendredi 5 juillet à 18h30

info du site site facebook de "Nous voulons des coquelicots"


Champ de lentilles sur les bords de l'Allier



L'Ile de France c'est un quart de bâtiments et de routes, un quart de forêts segmentées et une moitié de champs, principalement en grandes cultures. Pesticides, labours profonds, abandon du pâturage… et un linéaire de haies ridicules (5 mètres par hectare versus 70m nécessaires au nichage des oiseaux).
Résultat: les oiseaux s'effondrent plus qu'ailleurs (-44% vs 33%) net les insectes sont très mal en point.
Article de TV5Monde à lire ci-dessous

Alors, pour dire non aux pesticides et pour défendre une agriculture respectueuse de l'environnement, rejoignez l'appel des coquelicots.





La nature, bouleversée par l'homme, encre plus fragile en Ile de France

Article de TV5MONDE du 20 juin 2019 par Amélie Bottollier- Depois.

Forte urbanisation, déclin des zones humides, pratiques agricoles… La nature est encore plus fragile en Ile de France, signe flagrant de l'influence des villes et des hommes sur les espèces sauvages, dont beaucoup sont menacées, selon un  rapport publié jeudi.

Faisant écho au constat alarmant récemment dressé par les experts de l'ONU au niveau mondial, le "panorama de la biodiversité francilienne" passe en revue les multiples attaques contre la nature et leurs conséquences sur la faune et la flore d'une région de 12 millions d'habitats.

Résultat, "dans la plupart des cas, les proportions d'espèces menacées et éteintes régionalement sont un peu plus élevées que dans les régions adjacentes, mettant en évidence l'influence de la métropole sur l'état de la biodiversité, qui tend à s'améliorer à mesure que l'on s'en éloigne", écrit l'Agence régionale de la biodiversité (ARB IdF).

Les listes rouges de l'Union internationale de conservation de la nature (UICN) faites sur l'Ile de France révèlent que 31% des 1600 espèces de fougères et plantes à fleurs sont menacées, 27% des papillons de jour, 30% des chauves souris, ou encore 39% des oiseaux nicheurs.
afp.com - Alain Jocard

Au-delà du risque de disparition, certaines populations "encore abondantes il y a peu" ont subi une chute vertigineuse, comme certaines espèces de chauve-souris (pipistrelles communes et noctules communes) ou d'oiseaux, notamment les hirondelles et le moineau domestique qui a perdu 73% de ses effectifs parisiens entre 21004 et 2017.

De l'urbanisme à l'agriculture en passant par le conséquences du réchauffement climatique, le responsable de ce constat sombre est parfaitement identifié: l'homme.

Les villes couvrent 22% du territoire de l'Ile de France, région "la plus artificialisée" note l'ARB IdF. Cet étalement urbain, même s'il a ralenti depuis le milieu des années 2000, est "l'une des principales menaces" pour les habitats naturels.

Mais la ville agit aussi "comme un filtre pour les espèces les plus vulnérables" aux diverses pollutions (eau, air, lumière, bruit…), remplacées par d'autres qui s'adaptent mieux. Au risque d'une uniformisation entre Paris, New York ou Tokyo.

- Arrivée du loup?-

Pesticides, labours profonds, abandon du pâturage… L'agriculture, qui occupe 48%  du territoire, est également pointée du doigt. Avec une forte présence de grandes cultures céréalières, la densité des haies est "très réduite": 5 mètres linéaire par hectare, loin des 70 m estimés nécessaires au nichage des oiseaux.

afp.com Thomas Samson

La population d'espèces d'oiseaux ne vivant qu'en milieu agricoles s'est d'ailleurs "effondrée" de 44% entre 2004 et 23017", plus encore qu'au niveau national (-33%).

Même s'il n'existe pas de données locales pour les insectes, l'Agence est persuadée que la région subit la même chute libre que celle décrite en Europe par les scientifiques. Pour preuve, les effets en cascade déjà observés: déclin de nombreuses espèces insectivores et meilleur maintien des plantes ne dépendant pas des pollinisateurs.

Les forêts, principaux "réservoirs de biodiversité" de la région qui couvrent 24% du territoire, sont elles aussi perturbées par le réseau routier qui fragmente ces habitats accueillant de nombreux mammifères, du mulot silvestre aux cerfs et aux sangliers.

"Le portrait n'est pas bon (…) mais il y a toujours de l'espoir" a déclaré à l'AFP le président de l'ARB IdF Bruno Milienne.

"Partout ou on agit pour la restauration de la biodiversité, tant qu'une espèce n'est pas éteinte, elle est susceptible de revenir au galop", a insisté le député des Yvelines, plaidant notamment pour la création, de tourbières et autres zones humides.

Au titre des défenseurs de la nature, le castor est revenu le long de l'Essonne en 2016. 100 000 batraciens sont sauvés chaque année des roues des voitures grace à des "crapauducs" (mini-tunnels passant sous les chaussées), et la flore des trottoirs et des interstices a explosé grâce à l'interdiction des produits phytosanitaires pour l'entretien de la voirie.

Le chat sauvage est lui régulièrement observé du côté de Fontainebleau.

Et "le loup ne manquera pas de faire une apparition prochaine dans la région, au moins en exploration", s'enthousiasme l'Agence. Une perspective qui risque de ne pas faire l'unanimité...