vendredi 20 octobre 2017

Le roundup face à ses juges

Comme nous l'avions déjà évoqué, un tribunal organisé par la société civile s'est tenu en octobre 2016, à La Haye au Pays Bas: pendant deux jours, victimes, experts et témoins des conséquences du glyphosate sur la santé humaine et la biodiversité se sont succédés à la barre devant six juges de renommée internationale. Ce tribunal, s'il n'est pas officiellement reconnu au niveau des instances internationales et des gouvernement, aura toutefois permis aux victimes de s'organiser et de lancer des procédures juridiques partout sur la planète.

Par son documentaire "Le Roundup face à ses juges" Marie-Monique Robin témoigne du déroulement de ce procès.



A quelques jours de la décision au niveau européen de prolonger ou non l'autorisation d'utiliser le glyphosate comme herbicide au niveau agricole, et alors que l'on ne connaît toujours pas la position qui sera adoptée par la France,  Arte a programmé ce documentaire en début de semaine.

Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, il est urgent de le visionner. Le film est encore disponible sur la page de Reporterre qui lui est consacrée.

Vous pouvez également retrouver le documentaire précédent de Marie-Monique Robin "Le monde selon Monsanto" enquête présenté en 2008 et qui déjà faisait état des ravages dont cette molécule est responsable.

mercredi 18 octobre 2017

Ressources aquatiques - Stop à la gabegie

A l'occasion des états généraux de l'alimentation, l'association "UFC que choisir" publie sa dernière étude sur la qualité de l'eau en France. Le bilan est catastrophique et l'association lance une pétition pour réclamer une réforme en profondeur de la politique de l'eau en France.

Photographie "France 3 aquitaine"

Photographie "France bleue"







Dans un rapport publié à l'occasion des états généraux de l'alimentation, "UFC que choisir" a édité un rapport sur:
- la "préservation de la ressource aquatique",
- l'urgence de mettre en place une réforme de la politique de l'eau intégrant des mesures de prévention des pollutions agricoles
- l'application nécessaire du principe "prélèvement - pollueur - payeur".

"Faute de réforme, de changement d'orientations et de braquet, force est de déplorer que les dégradations environnementales sont toujours massives". "Dans la moitié du territoire français, les pesticides sont présents dans les cours d'eau et à des doses supérieures à la norme autorisée dans l'eau potable".

Il faut savoir que cette "norme est également dépassée dans le tiers des nappes phréatiques" et que dans ces dernières, "les contaminations en nitrates ont progressé, ne laissant que la moitié des nappes indemnes".

"UFC que choisir" pointe du doigt l'agriculture intensive qui "est loin d'avoir corrigé ses pratiques". "Les quantités d'engrais utilisées n'ont pas baissé en vingt ans", l'utilisation des pesticides ayant même augmenté de 18% en 5 ans".

Qui paye la réparation des dommages environnementaux quand c'est encore possible? Les consommateurs. Soit "88% de la redevance "pollution" et 70% de la redevance "prélèvement" ce qui représente "1.9 milliard d'euros par an".

IL faut savoir que, si "l'agriculture conventionnelle est "responsable à elle seule de 70% des pollutions en pesticides, de 75% des pollutions en nitrates et de la moitié de la consommation d'eau", elle "ne paie que 7% de la redevance "pollution" et 4% de la redevance "prélèvement", en violation flagrante du principe "prélèvement - pollueur - payeur".

Forte de ce constat désastreux, l'association "UFC que choisir" appelle les consommateurs à se mobiliser en signant sa pétition "Ressource aquatique - Stop à la gabegie"

 Pour compléter ces informations, vous retrouverez sur la page dossiers, une synthèse concernant les différents types de pollution de l'eau préparée par l'association ADSE (Association de Défense de la Santé et de l'Environnement), synthèse établie sur la base des données mises à disposition par le ministère de l'environnement.