jeudi 15 février 2018

LES NOUVEAUX OGM: Conférence à Milly le 2 mars

Le vendredi 2 mars prochain aura lieu à 20h30 à la salle des fêtes de Milly  une conférence sur les nouveaux OGM proposée par le comité ATTAC sud Essonne, la confédération paysanne, l'association VERT et les AMAP de Milly, La Belle et la Blette et Ah Ma Papille.




Après les OGM transgénique, une autre génération d'OGM arrive sur le marché: il s'agit des nouveaux OGM.
Mais qu'est ce qu'un Organisme Génétiquement Modifié? Qu'entend-on par nouveaux OGM? Où sont-ils? Quelles conséquences entrainerait le brevetage de ces OGM? Comment agir?
Ces point seront développés par Daniel Evain, ingénieur agronome et paysan bio à Dourdan, lors de la conférence-débat qui se déroulera vendredi 2 mars à 20h30 à la salle des fêtes de Milly-la-Forêt.
Pour en savoir plus, rendez vous sur la page dossiers du blog.
 


 
 

samedi 10 février 2018

Plantation de pommiers à la ferme de l'Orée de Milly

 
Au mois d'avril dernier, nous nous étions penchés sur le projet de Pierre-Nicolas dans l'article "naissance de la ferme de l'orée de Milly". Il y était notamment question d'arborer les parcours des poules en plantant des arbres fruitiers, des noisetiers et des châtaigniers. Il fallait pour cela attendre la période propice. Nous y sommes !

Fin décembre, Pierre-Nicolas avait déjà planté des noisetiers, quelques châtaigniers et de jeunes arbres issus de semis réalisés à partir de récoltes dans les forêts environnantes pour agrémenter certains espaces non fruitiers.

Samedi 27 janvier, c'était le tour des fruitiers. Malgré un temps particulièrement brumeux, une douzaine de personnes (une équipe le matin, une autre l'après midi) ont participé à l'installation de 150 pommiers et cognassiers: plantation - tuteurage - mise en place des protections (la dernière étape consistant à poser du grillage à poules pour dissuader es locataires de venir gratter au pied des arbres et abimer les racines.



 
Le verger, dans sa première configuration, se compose, pour les pommiers, de 3 variétés de pépiniériste en demi tige mais qui, par leur résistance et leur rusticité, sont particulièrement adaptés à l'agriculture biologique. L'ensemble des variétés plantées sont les suivantes:
  • 2 variétés de châtaigniers: marigoul et maraval,
  • 1 variété de noisetier: géante des halles,
  • 1 variété de cognassier: champion,
  • 3  variétés de pommiers: wellant, corail et dalensweet.

En 2019, la plantation va continuer avec  deux autres variétés de pommiers ainsi que la mise en place d'un carré de variétés locales anciennes, en partenariat avec le parc naturel régional (PNR) du Gatinais français.
 
L'ensemble du projet n'aurait pas pu aboutir sans l'aide de nombreuses personnes. Tout d'abord, les donateurs qui auront participé à la collecte organisée en décembre sur le site miimosa.com (vous trouverez tous les renseignements ici) et les volontaires qui auront participé à l'installation des arbres. Merci à eux, et on se retrouve l'année prochaine pour la finalisation du projet et d'ici quelques années pour les premières récoltes.

Toujours est-il que la naissance d'un nouveau verger est toujours un évènement important, ne serait ce que pour ancrer la biodiversité dans nos campagnes. Quant à nous, on ne peut que se satisfaire de l'évolution de l'environnement de la plaine de Milly, en espérant qu'elle soit moteur pour la mise en place d'autres projets de ce type au sein du PNR !

jeudi 1 février 2018

Plantations de janvier à la ferme

Pour bon nombre d'entre nous, l'hiver c'est le repos de la nature, les choses sérieuses commencent au printemps. Et pourtant, regardez bien, les jonquilles et les narcisses sont sorties, les perces neige et
















les hellébores sont en fleur, le sarcococca parfume le jardin depuis bientôt quinze jours... et le chant du merle se fait entendre au levé du jour depuis déjà quelques temps. Bref, la vie est bien là et prépare l'explosion de fin février - début mars. 

Pour ceux qui ne l'on pas encore fait, il est encore temps de tailler pommiers et poiriers mais il faut faire vite, les bourgeons commencent déjà à gonfler !



Au potager, c'est la même chose, il n'y a pas de quoi chaumer. Les plantation sont déjà à l'ordre du jour. Et c'est ainsi qu'à la ferme, Thomas et Edwige ont déjà semé brocolis,  fenouils, choux fleur, choux pointus , coriandre et  ...

les épinards ...                                                le mesclun...































des carottes et de la mâche,                          des salades et autres.

Ce sera bientôt le tour des poireaux et des tomates, et oui, vive les tunnels... en espérant que cela fasse revenir le soleil 

mardi 16 janvier 2018

Les circuits courts et de proximité, un moyen de lutter contre le gaspillage alimentaire

Informations et documents extraits du dossier de l'association France Nature Environnement en lien ici: "comment lutter contre les gaspillages alimentaires dans les milieux agricoles".

Chaque année en France, 10 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées du champ à l'assiette. Près d'un tiers de ce gaspillage intervient dès l'étape de la production agricole. Selon  une étude de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie) de 2016, 18% de la production alimentaire destinée à la consommation humaine serait gaspillée chaque année selon la répartition suivante:
  • 32% pour la production agricole,
  • 21% pour la transformation,
  • 14% pour la distribution,
  • 14% pour la restauration,
  • 19% pour la consommation à domicile.
Tous les niveaux sont concernés et génèrent du gaspillage pour différentes raisons: surproduction, critères de calibrage, rupture de chaîne du froid, mauvaise gestion des stocks, inadéquation entre l'offre et la demande etc.



Cette situation n'est pourtant pas une fatalité, circuits courts et de proximité font partie des solutions. 

La limitation voire la suppression des intermédiaires est la principale caractéristique des circuits courts et de proximité. En diminuant voire en éliminant les contraintes techniques liées aux transports ou encore aux délais entre la production et la consommation, elle favorise la réduction du gaspillage alimentaire.
Mais ces circuits permettent également les échanges entre producteurs et consommateurs. La possibilité de créer du lien est un avantage considérable dans cette relation en permettant de valoriser davantage le travail et les produits, d'où un regard différent sur les produits proposés, une meilleure acceptation de la saisonnalité.
De plus, le retour des consommateurs permet au producteur d'adapter autant que faire se peut la production à la demande.
Enfin, avec un système de vente au panier comme celui des AMAP, le producteur connaît de manière précise les quantités à produire pour satisfaire la demande.

Il faut savoir que le gaspillage alimentaire a des impacts très importants sur l'environnement.  Cela se traduit par un gaspillage des ressources naturelles (eau, surfaces agricoles,...) mais aussi des pollutions liées à la production des aliments (utilisation de pesticides, engrais chimiques,...) et à leur destruction.
Toujours d'après l'ADEME, l'empreinte carbone annuelle du gaspillage alimentaire serait de près de 15,5 millions de tonnes de CO2 par an en France, ce qui n'a rien d'étonnant lorsque l'on sait que dans les conditions actuelles  l'alimentation représente à elle seule 36% de émissions nationales de gaz à effet de serre.



L'impact environnemental du gaspillage alimentaire varie selon la nature des produits, leur modes de production, de distribution et de consommation. Lutter contre ce scandale, c'est aussi favoriser le développement de systèmes d'alimentation plus durable pour tous. En venant chercher vos légumes à l'AMAP chaque mercredi, vous y participez !





lundi 8 janvier 2018

Interview de Vandana Shiva sur Reporterre

En 2015, Vandana Shiva, scientifique indienne et figure internationale de la défence de l'environnement et d'une agriculture paysanne, était interviewée   par Reporterre.


A la veille de la Cop21, le sujet abordé concernait les impacts de l'agro-industrie sur l'environnement et le réchauffement climatique. Cette intervention n'a malheureusement  jamais autant été d'actualité. Que ce soit en Inde ou ailleurs, les solutions qu'elle prône sont les nôtres, au travers des AMAPs et de mouvements comme Terre de liens. A lire absolument ! Lien vers l'article ici.

Pour info, certains textes de Vandana Shiva seront lus aux rencontres de Reporterre le lundi 15 janvier à 19h00 à la maison des Métallos (Paris)


Renseignements ici