mardi 24 avril 2018

Deuxième étape du suivi environnemental des fermes deThomas et Victor

La plaine de Milly est toujours aussi belle lorsque le printemps explose et les planches de maraîchage ont toujours autant de charme. On sent pousser la vie !...



Et chacun ce matin dévorait le spectacle des yeux avant de passer aux choses sérieuses.

C'était en effet le rendez vous de la deuxième étape du diagnostique environnemental démarré cet hiver sur les fermes de Thomas et Victor. Au programme:

  • Deuxième comptage des vers de terre,
  • Installation des planches refuges pour les invertébrés terrestres,
  • Installation des nichoirs destinés aux abeilles solitaires.

Pour rappel, cette action organisée par Terre de liens permettra de faire un premier bilan de l'état des terres cultivées par Thomas et Victor et servira de point de départ pour un suivi ultérieur. Les données alimenteront aussi le fichier national.

Comptage des vers de terre:

Pour le comptage des vers de terre, toujours le même principe:
  • Préparation d'une solution de moutarde concentrée qui sera ensuite diluée











  • Arrosage des surfaces déjà définies en mars ,





























  • Attente de la sortie des vers de terre qui ont horreur de ce produit irritant,










  • Comptage, identification et rinçage des vers pour les débarrasser  de la moutarde avant de les redéposer à côté de la zone arrosée.

Bilan des courses, les espèces et le nombre de vers de terre ne sont pas les mêmes suivant les zones étudiées. La palme revient aux terres cultivées en bio depuis trois ans ...!

 
Installation des planches à invertébrés terrestres:

La deuxième étape concernait la mise en place de planches refuges pour les invertébrés terrestres. Pour se faire, des surface de bois non traité de 30 x 50 cm ont été préparées... 
















Puis déposées en bordure de parcelle à une distance de 50 m les unes des autres.





Des relevés seront ensuite effectués tous les mois en soulevant les planches et en notant les types et le nombre des animaux rencontrés (carabes, cloportes, fourmis, limaces, escargots, amphibiens...).

Installation des nichoirs à pollinisateurs :

Le protocole permet d'avoir un aperçu de l'abondance et de la diversité des abeilles solitaires fréquentant les parcelles. Il s'agit de proposer aux abeilles des abris (tubes de carton) leur permettant de pondre leurs œufs et de constater tous les mois la présence d'opercules, témoins de la ponte des abeilles.




Pour ce faire, les nichoirs ont été préparés...










et installés (2 nichoirs à 5 m de distance et ce sur chacune des exploitations).





Rendez vous est pris dès le mois prochain pour constater la fréquentation de ces HLM de nouvelle génération.


Après une matinée somme toute bien occupées, il était temps de se poser un peu...












et de déguster ce que chacun avait préparé . Joyeux moment sous un soleil toujours présent et...à la prochaine !

Rendez vous pour les comptages des invertébrés terrestres et abeilles solitaires le mois prochain, avant une formation en juin   pour l'identification et le comptage des papillons...




mercredi 11 avril 2018

Journée à la ferme de Thomas - Samedi 7 avril 2018



On n'y croyait pas trop, mais le  beau temps était de la partie et du coup on a passé une superbe journée sous le soleil !

Alors, au programme, rangement, plantations, cueillette, atelier dégermination de patates... pendant que Nanar batifolait un peu partout, que Plume faisait sa vie entre siestes et chasse et que les enfants s'amusaient.






 
 
 
 
 
 
 
 
Pour commencer, un peu de rangement le long du tunnel....ah !  y'en a du bazar...
 
 
 

 


Puis direction la plaine pour les plantations.

Thomas y emmène les semis.







Explications de Thomas...










Démonstration....
Savez-vous planter les choux ?





Allez, on s'y met.... Toi tu fais les marques aux distances réglementaires, toi tu plantes... Ouh la la ! Il est loin le milieu, qui a le bras long ? 




 
 
 
 
 
 
 
 
 
Eh ! attendez-nous, on arrive !!! Photo emblématique de la journée, la bonne humeur et la joie au rendez-vous !!!
 





Même si c'est dur .... Les pieds (y'a pas de place), les genoux, les cuisses, le dos.... tout travaille !!!
 

 
 
 
Mais le soir, au final, ça nous a fait des belles rangées.... Des choux, des blettes, des fenouils....
 
 
 
 


Mais quand est-ce qu'on mange ???

Non, non, on n'oublie surtout pas le repas partagé, toujours une belle occasion pour rappeler pourquoi on est là, pour donner du sens à notre engagement réciproque, le nôtre et celui de Thomas, et en profiter pour faire plus ample connaissance entre Amapiens.


 
 
 
Faut juste commencer par nettoyer les tables....
Allez Thomas ! un sourire au photographe !!!
 

 
 


 
Moment agréable, pas seulement parce qu'on a faim et que les uns et les autres ont pensé à tout, mais aussi parce que l'ambiance est là....










 
 
 
 
 
 
 
 
L'après-midi on a semé les fèves dans des sillons creusés avec un outil spécial...
 




 Et pendant que les uns
sèment,



 

les autres ramassent
les gros cailloux...



On en a profité pour faire la cueillette des derniers panais...






Connaissiez-vous les panais volants ?




Et tout au long de la journée : atelier patates !!!






 
 
 
Elles commencent à germer et il faut enlever tout ça.
 
 
Un palox entier, de l'ordre de 400 kg, qu'on a fini par vider en grimpant dedans quand on a réussi à poser les pieds au fond sans marcher sur les patates... du sport !
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Et même si les photos ne montrent que quelques adeptes de la "dégermination", tout le monde ou presque en a fait, soit en passant par-là juste avant de repartir, ou bien en fin d'après-midi après les plantations et avant de se séparer.

Un dernier coup d'œil sur les rangées d'asperges.... Thomas nous assure que ça a commencé à pousser... On va se régaler !



Et là, en fin de journée, ayant une fois de plus constaté comme la terre est basse, sachant que demain on se lèvera avec des muscles encore "inconnus" la veille, on sait qu'on appréciera d'autant plus nos paniers en ayant une meilleure idée du labeur que cela représente.

Merci aux Amapiens venus pour cette journée ! Merci Thomas !
 
Et merci à Jeannette et Bruno pour le compte-rendu et les photos de cette super journée !


jeudi 5 avril 2018

Alerte: ils sont en train de sacrifier le bio !

Les citoyens, les associations militant pour une agriculture respectueuse de l'environnement s'inquiètent des positions du gouvernement vis à vis de l'agriculture biologique avec notamment la suppression des aides au maintien du bio.. Des voies s'élèvent, de plus en plus nombreuses, pour dénoncer ce désengagement de l'Etat. Nous relayons ici le message de Guillaume Chopin pour l'association "Association Santé Naturelle":




ALERTE ILS SONT EN TRAIN DE SACRIFIER LE BIO


Chers amis du naturel, écoutez bien le cri d'alarme de Thomas Lafouasse qui cultive des céréales et légumes bio dans l'Essonne:
"le gouvernement est en train de saccager le bio. Ils viennent notamment de me supprimer les aides au maintien en agriculture biologique. Au total, je vais perdre plus de 29000 euros d'aides alors que j'avais anticipé mes remboursement en fonction." (Le Figaro économie).

Pour survivre, Thomas va devoir faire des coupes franches dans son budget et renoncer à créer des emplois: "Moi, je peux m'en sortir mais il y a des fermes qui n'auront pas cette chance". 

Eh oui, à cause de la décision du gouvernement, beaucoup d'agriculteurs bio devront mettre la clé sous la porte.

Pourquoi ? A cause d'une terrible décision du gouvernement : malgré ses beaux discours en faveur du "bio"... malgré la nomination de Nicolas Hulot comme Ministre de l'Ecologie... le gouvernement a décidé de supprimer purement et simplement les aides étatiques au "maintien" du bio !

Voici la réaction du syndicat agricole FNSEA : "Le désengagement de l'Etat du financement des aides au maintien n'est pas un bon signal pour le développement du secteur biologique en France" (Libération).
La réponse du Ministre de l'agriculture, Stéphane Travert a été la suivante : "C'est au marché de soutenir le maintien de l'agriculture biologique car la demande est là" (Le figaro économie).

Pour Mr Travert, c'est au "marché" de soutenir le "bio". Mais dites-moi, Mr le Ministre, vous qui aimez le "marché", pouvez vous me dire si le "marché" prend en compte l'impact du bio sur :
  • la préservation de l'eau potable, les nappes phréatiques ?
  • la biodiversité et la sauvegarde des abeilles ?
  • la fertilité des terres, mieux garantie par le bio,
  • l'absence d'antibiotiques, et donc l'éloignement du grave danger de l'antibio-résistance ?
  • l'évitement des pesticides, qui déclenchent des Parkinson chez les agriculteurs ?
  • la réduction des perturbateurs endocriniens, qui causent des cancers dans la population ?
  • sans oublier le bien-être animal, le bon traitement de nos amies les bêtes ?
Non, bien sur, le "marché" ne prend rien de tout ça en compte !

Au contraire, pour un agriculteur, passer au bio coûte énormément d'argent ! Obtenir le label prend 2 à 3 ans, mais il faut 5 à 10 ans pour que l'agriculteur s'y retrouve financièrement ! Voilà pourquoi l'aide de l'état est essentielle, pas seulement pour la "conversion" au bio, mais aussi pour maintenir le bio !

Alors vraiment, Mesdames et Messieurs du gouvernement, on attend de vous des gestes forts pour le bio !
Stop aux belles paroles, stop aux doubles discours, on attend des FAITS !

Merci à Jacqueline pour la transmission de cet article.










lundi 2 avril 2018

Le printemps arrive...mais les oiseaux ne chantent plus

Comme nous en faisions récemment état dans un article de la page dossier, un tier des oiseaux de nos campagnes ont disparu. L'effondrement du nombre d'insecte n'y est pas pour rien (80% de moins sur la même période), mais la disparition de leur habitat naturel n'arrange rien. Et, de fait, les oiseaux des villes ne sont pas enviables non plus. Globalement, c'est l'ensemble de la biodiversité qui est menacée.



Nicolas Hulot veut lancer le premier plan d'envergure pour sauver la biodiversité en France mais il n'y arrivera pas seul.  "J'ai besoin de votre indignation" a-t-il lancé à l'assemblée nationale le 21 mars dernier, offrons lui la notre ! Alors signez la pétition pour l'encourager à sauver nos oiseaux et toute la richesse de notre biodiversité. Plus nous serons nombreux et plus son initiative aura de poids.

Vous retrouverez la pétition ici

Merci à Chantal pour l'info

dimanche 1 avril 2018

Fête à la Ferme de la Basse Cour, l'Agriculture Citoyenne Fait sa Prise de Terre

Du 18 au 20 mai 2018, l'Agriculture Citoyenne fait sa Prise de Terre à Gommerville (28) sur la ferme de la Basse-Cour !






Le Printemps d'InPACT, c'est quoi ?





Un large rassemblement à la ferme, pendant trois jours, de structures collectives et de citoyens, pour affirmer la nécessité d'une réorientation radicale de notre modèle alimentaire et agricole. 





Au programme des trois journées :




Assemblées Générales // Visites de fermes // Conférences et débats// Ateliers et palabres // Banquets // Spectacles et concerts // Expositions // Festival Prise de Terre (art à la ferme)// Sur la ferme de la Basse-Cour.









Programme musical :

Vendredi 18 mai (20h30- 2h00)
  • Fantazio Power Trio
  • Chromatik (Jazz et Hip-hop)
  • Les frères Bandini (Coubtry -Bluegrass)
  • Tiger Rag (Jazz New Orléans)
  • Healthy Boy (Indie ténébreux)
  • Belette Brass Band
Samedi 19 mai (20h30 - 3h00)
  • Mitchi Bitchi Bar (Crazy Swing)
  • Grizz LI (Brass Band, Bluesrock et Soul)
  • Bim Bam Orchestra (Afrobeat)
  • Les p'tits frères de Jeanine (Chanson vivante)
  • Shrimp Case (Hard rock)
  • Sax Men & Les dix ladies (fanfares)
Dimanche 20 mai
  • Rumble2Jungle (Afro Rock Soul)

L'évènement est organisé par le pôle InPACT, un collectif de 10 organisations agricoles et rurales.


Communiqué officiel du printemps d'InPACT

Regroupées au sein d'InPACT depuis les années 2000, 10 structures nationales agricoles, rurales, citoyennes promeuvent les agricultures productrices et de qualité, génératrices de travail, accessibles à tou-te-s, intégrées au milieu rural et réparties sur le territoire, respectueuses des équilibres et des ressources naturelles.

Avec des moyens limités, nos réseaux ont construit des voies alternatives à l'agriculture productiviste sur des sujets importants pour les paysans et les citoyens : l'installation de nouveaux paysans, la relocalisation de l'agriculture et de l'alimentation, l'évaluation des systèmes de production agricole, les politiques alimentaires, la rémunération des paysans, le maintien du foncier agricole...

Face à la crise de l'agriculture et à la crise écologique globale, l'union de ces réseaux constitue une force indéniable en terme d'expertise et de possibilité d'action. Aujourd'hui le projet porté par InPACT trouve un écho de plus en plus important auprès des consommateurs, des citoyens et des élus. Le collectif InPACT a la tâche d'amplifier les transitions des systèmes de production et de consommation dont sont porteurs ses adhérents et d'exiger des moyens à la hauteur de l'énergie qui l'anime.

"L'agriculture et l'alimentation sont des communs, composante d'un tout, d'un projet de société : nous l'affirmons avec force.
C'est dans cet esprit que nous organisons le Printemps d'InPACT les 18, 19 et 20 mai à la ferme de la Basse-Cour 28310 Gommerville"






jeudi 22 mars 2018

Première étape du suivi environnemental des fermes de Thomas et Victor

Comme nous l'avions vu au mois de décembre, Terre de liens a proposé de mieux connaître l'état des terrains des fermes louées à Milly, selon le diagnostic de l'observatoire agricole de la biodiversité (OAB) dont le protocole a été établi par l'université de Renne, et d'en mesurer l'évolution sur plusieurs années. Ces études sont réalisées par des bénévoles locaux et des adhérents de Terre de liens Ile de France.

Nous avons commencé ces diagnostics la semaine dernière, retardés par le froid tardif. L'étude s'étalera jusqu'en novembre pour cette année. Quatre recherches, menées parallèlement, permettront d'établir la plus ou moins grande richesse de la biodiversité du site:
  • évaluation du nombre de vers de terre par unité de surface,
  • comptage du nombre d'invertébrés terrestres,
  • identification et comptage des abeilles solitaires,
  • identification et comptage des papillons.
La première journée était consacrée au seul comptage des vers de terre.












La deuxième journée qui aura lieu au mois d'avril (date encore à déterminer) permettra un nouveau comptage des vers de terre et l'installations de planches servant d'abris aux invertébrés et de "nichoirs" pour la ponte des abeilles solitaires.

Si le sujet vous intéresse, vous trouverez plus d'infos sur le site internet: suivi environnemental ferme des Bordes de Milly / Terre de liens IDF.

Merci à Chantal pour le texte et Jean-François pour les photos.

dimanche 18 mars 2018

Retour sur le chantier de soutien au projet pastoral de la plaine de Champ Minette

Pourquoi ce type de chantier en forêt de Fontainebleau ?



Ce type de chantier a vocation à restaurer et entretenir les espaces de pelouses sur sables-calcaires qui s'embroussaillent. Ces milieux abritent une flore et une faune remarquables, comme l'alouette lulu qui niche dans les pelouses dégagées, ou encore l'engoulevent d'Europe, oiseau aux mœurs nocturnes qui chasse dans les prairies et landes ouvertes.


Alouette lulu
Engoulevent d'Europe


Ce secteur de la réserve avait bénéficié d'une opération de broyage des arbustes en 2014. Depuis 2016, des moutons pâturent le site quelques mois par an pour l'entretien des milieux ouverts. Mais entre temps, les arbustes avaient eu le temps de repousser, et recouvrent à nouveau la pelouse. Résultat, les brebis se retrouvent en difficulté face à ce mur d'épines et il leur est difficile d'en venir à bout sans un coup de pouce. C'est pour aider le troupeau dans sa mission de restauration de ces pelouses que ce chantier bénévole et convivial a été organiser.














Les 27 volontaires ont donc pris cisailles et fourches à deux mains pour couper et mettre en tas les pruneliers et aubépines sur un peu moins d'un hectare de cette réserve qui en compte un peu plus d'une cinquantaine. Les tas ont été disposés le long du chemin et seront retirés par l'ONF dans les prochains jours.

Les premières alouettes lulu de la saison auront remercié les courageux de leurs efforts puisque ces derniers ont eu l'occasion d'en entendre chanter à plusieurs reprises ce jour là.

Merci aux volontaires mais également aux organisateurs de cette journée car certains ont particulièrement apprécié l'organisation de l'accueil, la mise à disposition de l'outillage, la qualité du repas de midi, le tout dans une ambiance sympathique qui fait oublier que la terre est basse.

Merci à Audrey pour le texte et Bruno pour les photos du chantier