lundi 2 avril 2018

Le printemps arrive...mais les oiseaux ne chantent plus

Comme nous en faisions récemment état dans un article de la page dossier, un tier des oiseaux de nos campagnes ont disparu. L'effondrement du nombre d'insecte n'y est pas pour rien (80% de moins sur la même période), mais la disparition de leur habitat naturel n'arrange rien. Et, de fait, les oiseaux des villes ne sont pas enviables non plus. Globalement, c'est l'ensemble de la biodiversité qui est menacée.



Nicolas Hulot veut lancer le premier plan d'envergure pour sauver la biodiversité en France mais il n'y arrivera pas seul.  "J'ai besoin de votre indignation" a-t-il lancé à l'assemblée nationale le 21 mars dernier, offrons lui la notre ! Alors signez la pétition pour l'encourager à sauver nos oiseaux et toute la richesse de notre biodiversité. Plus nous serons nombreux et plus son initiative aura de poids.

Vous retrouverez la pétition ici

Merci à Chantal pour l'info

dimanche 1 avril 2018

Fête à la Ferme de la Basse Cour, l'Agriculture Citoyenne Fait sa Prise de Terre

Du 18 au 20 mai 2018, l'Agriculture Citoyenne fait sa Prise de Terre à Gommerville (28) sur la ferme de la Basse-Cour !






Le Printemps d'InPACT, c'est quoi ?





Un large rassemblement à la ferme, pendant trois jours, de structures collectives et de citoyens, pour affirmer la nécessité d'une réorientation radicale de notre modèle alimentaire et agricole. 





Au programme des trois journées :




Assemblées Générales // Visites de fermes // Conférences et débats// Ateliers et palabres // Banquets // Spectacles et concerts // Expositions // Festival Prise de Terre (art à la ferme)// Sur la ferme de la Basse-Cour.









Programme musical :

Vendredi 18 mai (20h30- 2h00)
  • Fantazio Power Trio
  • Chromatik (Jazz et Hip-hop)
  • Les frères Bandini (Coubtry -Bluegrass)
  • Tiger Rag (Jazz New Orléans)
  • Healthy Boy (Indie ténébreux)
  • Belette Brass Band
Samedi 19 mai (20h30 - 3h00)
  • Mitchi Bitchi Bar (Crazy Swing)
  • Grizz LI (Brass Band, Bluesrock et Soul)
  • Bim Bam Orchestra (Afrobeat)
  • Les p'tits frères de Jeanine (Chanson vivante)
  • Shrimp Case (Hard rock)
  • Sax Men & Les dix ladies (fanfares)
Dimanche 20 mai
  • Rumble2Jungle (Afro Rock Soul)

L'évènement est organisé par le pôle InPACT, un collectif de 10 organisations agricoles et rurales.


Communiqué officiel du printemps d'InPACT

Regroupées au sein d'InPACT depuis les années 2000, 10 structures nationales agricoles, rurales, citoyennes promeuvent les agricultures productrices et de qualité, génératrices de travail, accessibles à tou-te-s, intégrées au milieu rural et réparties sur le territoire, respectueuses des équilibres et des ressources naturelles.

Avec des moyens limités, nos réseaux ont construit des voies alternatives à l'agriculture productiviste sur des sujets importants pour les paysans et les citoyens : l'installation de nouveaux paysans, la relocalisation de l'agriculture et de l'alimentation, l'évaluation des systèmes de production agricole, les politiques alimentaires, la rémunération des paysans, le maintien du foncier agricole...

Face à la crise de l'agriculture et à la crise écologique globale, l'union de ces réseaux constitue une force indéniable en terme d'expertise et de possibilité d'action. Aujourd'hui le projet porté par InPACT trouve un écho de plus en plus important auprès des consommateurs, des citoyens et des élus. Le collectif InPACT a la tâche d'amplifier les transitions des systèmes de production et de consommation dont sont porteurs ses adhérents et d'exiger des moyens à la hauteur de l'énergie qui l'anime.

"L'agriculture et l'alimentation sont des communs, composante d'un tout, d'un projet de société : nous l'affirmons avec force.
C'est dans cet esprit que nous organisons le Printemps d'InPACT les 18, 19 et 20 mai à la ferme de la Basse-Cour 28310 Gommerville"






jeudi 22 mars 2018

Première étape du suivi environnemental des fermes de Thomas et Victor

Comme nous l'avions vu au mois de décembre, Terre de liens a proposé de mieux connaître l'état des terrains des fermes louées à Milly, selon le diagnostic de l'observatoire agricole de la biodiversité (OAB) dont le protocole a été établi par l'université de Renne, et d'en mesurer l'évolution sur plusieurs années. Ces études sont réalisées par des bénévoles locaux et des adhérents de Terre de liens Ile de France.

Nous avons commencé ces diagnostics la semaine dernière, retardés par le froid tardif. L'étude s'étalera jusqu'en novembre pour cette année. Quatre recherches, menées parallèlement, permettront d'établir la plus ou moins grande richesse de la biodiversité du site:
  • évaluation du nombre de vers de terre par unité de surface,
  • comptage du nombre d'invertébrés terrestres,
  • identification et comptage des abeilles solitaires,
  • identification et comptage des papillons.
La première journée était consacrée au seul comptage des vers de terre.












La deuxième journée qui aura lieu au mois d'avril (date encore à déterminer) permettra un nouveau comptage des vers de terre et l'installations de planches servant d'abris aux invertébrés et de "nichoirs" pour la ponte des abeilles solitaires.

Si le sujet vous intéresse, vous trouverez plus d'infos sur le site internet: suivi environnemental ferme des Bordes de Milly / Terre de liens IDF.

Merci à Chantal pour le texte et Jean-François pour les photos.

dimanche 18 mars 2018

Retour sur le chantier de soutien au projet pastoral de la plaine de Champ Minette

Pourquoi ce type de chantier en forêt de Fontainebleau ?



Ce type de chantier a vocation à restaurer et entretenir les espaces de pelouses sur sables-calcaires qui s'embroussaillent. Ces milieux abritent une flore et une faune remarquables, comme l'alouette lulu qui niche dans les pelouses dégagées, ou encore l'engoulevent d'Europe, oiseau aux mœurs nocturnes qui chasse dans les prairies et landes ouvertes.


Alouette lulu
Engoulevent d'Europe


Ce secteur de la réserve avait bénéficié d'une opération de broyage des arbustes en 2014. Depuis 2016, des moutons pâturent le site quelques mois par an pour l'entretien des milieux ouverts. Mais entre temps, les arbustes avaient eu le temps de repousser, et recouvrent à nouveau la pelouse. Résultat, les brebis se retrouvent en difficulté face à ce mur d'épines et il leur est difficile d'en venir à bout sans un coup de pouce. C'est pour aider le troupeau dans sa mission de restauration de ces pelouses que ce chantier bénévole et convivial a été organiser.














Les 27 volontaires ont donc pris cisailles et fourches à deux mains pour couper et mettre en tas les pruneliers et aubépines sur un peu moins d'un hectare de cette réserve qui en compte un peu plus d'une cinquantaine. Les tas ont été disposés le long du chemin et seront retirés par l'ONF dans les prochains jours.

Les premières alouettes lulu de la saison auront remercié les courageux de leurs efforts puisque ces derniers ont eu l'occasion d'en entendre chanter à plusieurs reprises ce jour là.

Merci aux volontaires mais également aux organisateurs de cette journée car certains ont particulièrement apprécié l'organisation de l'accueil, la mise à disposition de l'outillage, la qualité du repas de midi, le tout dans une ambiance sympathique qui fait oublier que la terre est basse.

Merci à Audrey pour le texte et Bruno pour les photos du chantier


mercredi 7 mars 2018

Pétition Green-Peace contre les nouveaux OGM

En lien avec la conférence de Daniel Evain sur les nouveaux OGM qui s'est tenue à Milly vendredi dernier, vous retrouverez la pétition lancée par Green Peace ici:

 
 
 


Une majorité écrasante de la population européenne rejette les OGM et de nombreux Etats membres ont interdit leur mise en culture. Cependant, les entreprises de l'agrochimie ont trouvé une nouvelle recette pour faire entrer les OGM dans nos champs et dans nos assiettes: contourner la réglementation européenne en affirmant que les OGM issus de nouvelles techniques ne sont en réalité pas des OGM.
 
Pour en savoir plus sur les nouveaux OGM et si vous avez raté la conférence de Daniel Evain, vous pouvez toujours en trouver la vidéo qui avait été tournée lors de la conférence faite à Dourdan le mois dernier ICI.



mardi 27 février 2018

Après le glyphosate, non au dicamba....

Selon un billet de l'association Kokkopelli, la bataille du glyphosate serait désormais secondaire pour Monsanto dont tous les brevets pour ce désherbant et les semences associées sont tombés dans le domaine public. Le débat servirait de paravent à la reconduction discrète, au-delà de l'échéance actuelle de fin 2018, de l'autorisation d'un produit au moins aussi dangereux, le dicamba. Monsanto propose déjà des semences résistantes à cet herbicide (Médiapart).



Image extraite de la pétition Avaaz -
 
Le dicamba est un herbicide produit notamment par Monsanto, BASF et DuPont. Selon une étude datant de 2004, le dicamba est 75 à 400 fois plus dangereux pour les plantes qu'il touche accidentellement  que le glyphosate. C'est un désherbant sélectif qui, s'il ne désherbe pas les graminées, supprime les chardons, le rumex, le liseron des haies...mais s'avère également toxique pour une foultitude de végétaux.  Or, de par sa volatilité, le dicamba est emporté par le vent au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, endommageant à grande échelle les végétaux non protégés (courrier international - libération).

D'un point de vue moléculaire, le dicamba est un désherbant organochloré. C'est un dérivé toxique du benzène ou plus précisément de l'acide benzoïque, suspecté notamment d'être tératogène chez l'homme (induction de malformation chez le fœtus) (Wikipédia).
 
Le dicamba est utilisé depuis les années 1960, mais de nouveaux produits ont été développés sur la base de cette molécule pour "combattre" les adventis devenues résistantes à d'autres herbicides tels que le glyphosate. Monsanto a déjà développé de nouveaux OGM (soja et coton) résistants à cet herbicide et son utilisation est montée en flèche outre atlantique, entrainant des dégâts alarmants sur la végétation environnant les cultures traitées. Au point que plusieurs états d'Amérique ont imposé des restrictions quant à son utilisation.

Image extraite de la pétition Santé-nature-innovation

 
Le dicamba est autorisé en Europe depuis 2008. Pas moins de 27 pays l'utilisent dont la France. Selon l'ONG Générations futures, citant les données du ministère de l'agriculture, 220 tonnes de dicamba ont été utilisées en France en 2015. Un chiffre en augmentation depuis 2011 (France-info).
 
Même si les OGM ne sont pas autorisés en France, l'agriculture conventionnelle ne cache pas son intérêt pour cette molécule (très efficace notamment contre l'ambroisie). A lire les déclarations du secrétaire général adjoint de la FNSEA, le discours est déjà rodé: "chez nous, le cultures OGM ne sont pas autorisées,..., les pratiques ne sont pas les mêmes,..., Il y a des règles liées à la vitesse du vent, des systèmes de buse antidérive, des systèmes de contrôle de notre équipement pulvérisateur et une formation obligatoire certi-phyto,..., on est à la pointe !" Bref ne nous posons pas de questions sur l'absurdité de ces pratiques et continuons à empoisonner avec le même cynisme ...
 
 Compte tenu de l'intérêt croissant que porte l'agriculture conventionnelle pour cette molécule , plusieurs pétitions ont été lancées pour tenter de bloquer l'utilisation du dicamba en Europe. Vous les retrouverez ici:

mardi 20 février 2018

Un projet d'habitat participatif à Soisy sur Ecole

Sortons pour une fois des sentiers battus mais quand un beau projet de transition écologique et citoyenne voit le jour, il est toujours bon de le faire connaître. Peut être intéressera-t-il certains !
 
 
 
Cpa-Cps (Construire pour les autres comme pour soi-même) lance à Soisy-sur-Ecole un projet d'habitat participatif en partenariat avec une ferme agro-écologique pilote, la ferme de Montaquay.
Située à l'une des entrées du village, la ferme de Montaquay, édifiée au XVIIIe siècle, compte parmi les premières fermes de France à avoir été modernisée. Son actuelle propriétaire l'adapte aux enjeux du XXIe siècle en en faisant un lieu emblématique de nouvelles façons d'habiter, de cultiver et de travailler.
 
 

Une démarche de transition vers l'agro-écologie

Depuis plusieurs années, la ferme s'est engagée dans une démarche de transition vers l'agro-écologie : la fertilité des sols est valorisée, les arbres réintroduits, de même que les semences anciennes. La réintroduction de l'élevage (700 moutons sont attendus pour y passer la fin de l'hiver) permet de boucler ce cercle vertueux.

Un projet d'agro-habitat participatif associé à la ferme

A deux cents mètres en contrebas de la ferme, le projet d'habitat participatif que lance Cpa-Cps réunira une vingtaine de logements, sur des terrains constructibles appartenant à la ferme. Un terrain agricole appartenant également à la ferme et qui fait face aux terrains à bâtir sera laissé à la disposition des futurs habitants pour y développer un projet de jardin potager, de maraîchage et de verger. Cpa-Cps a confié la maîtrise d'œuvre du projet à l'agence d'architecture M'CUB, sachant que le programme sera co-conçu avec les futurs habitants.

Réactiver la ferme par l'art et l'artisanat

Les métiers d'art seront partie prenante de la réactivation de la ferme. En effet, celle-ci mettra à disposition des artistes et artisans les grands espaces inutilisés dont elle dispose : écurie, atelier de forge, étable, hangars,... tout en leur permettant de mutualiser les outils et les services.

Si vous voulez en savoir plus, c'est ici