dimanche 18 mars 2018

Retour sur le chantier de soutien au projet pastoral de la plaine de Champ Minette

Pourquoi ce type de chantier en forêt de Fontainebleau ?



Ce type de chantier a vocation à restaurer et entretenir les espaces de pelouses sur sables-calcaires qui s'embroussaillent. Ces milieux abritent une flore et une faune remarquables, comme l'alouette lulu qui niche dans les pelouses dégagées, ou encore l'engoulevent d'Europe, oiseau aux mœurs nocturnes qui chasse dans les prairies et landes ouvertes.


Alouette lulu
Engoulevent d'Europe


Ce secteur de la réserve avait bénéficié d'une opération de broyage des arbustes en 2014. Depuis 2016, des moutons pâturent le site quelques mois par an pour l'entretien des milieux ouverts. Mais entre temps, les arbustes avaient eu le temps de repousser, et recouvrent à nouveau la pelouse. Résultat, les brebis se retrouvent en difficulté face à ce mur d'épines et il leur est difficile d'en venir à bout sans un coup de pouce. C'est pour aider le troupeau dans sa mission de restauration de ces pelouses que ce chantier bénévole et convivial a été organiser.














Les 27 volontaires ont donc pris cisailles et fourches à deux mains pour couper et mettre en tas les pruneliers et aubépines sur un peu moins d'un hectare de cette réserve qui en compte un peu plus d'une cinquantaine. Les tas ont été disposés le long du chemin et seront retirés par l'ONF dans les prochains jours.

Les premières alouettes lulu de la saison auront remercié les courageux de leurs efforts puisque ces derniers ont eu l'occasion d'en entendre chanter à plusieurs reprises ce jour là.

Merci aux volontaires mais également aux organisateurs de cette journée car certains ont particulièrement apprécié l'organisation de l'accueil, la mise à disposition de l'outillage, la qualité du repas de midi, le tout dans une ambiance sympathique qui fait oublier que la terre est basse.

Merci à Audrey pour le texte et Bruno pour les photos du chantier


mercredi 7 mars 2018

Pétition Green-Peace contre les nouveaux OGM

En lien avec la conférence de Daniel Evain sur les nouveaux OGM qui s'est tenue à Milly vendredi dernier, vous retrouverez la pétition lancée par Green Peace ici:

 
 
 


Une majorité écrasante de la population européenne rejette les OGM et de nombreux Etats membres ont interdit leur mise en culture. Cependant, les entreprises de l'agrochimie ont trouvé une nouvelle recette pour faire entrer les OGM dans nos champs et dans nos assiettes: contourner la réglementation européenne en affirmant que les OGM issus de nouvelles techniques ne sont en réalité pas des OGM.
 
Pour en savoir plus sur les nouveaux OGM et si vous avez raté la conférence de Daniel Evain, vous pouvez toujours en trouver la vidéo qui avait été tournée lors de la conférence faite à Dourdan le mois dernier ICI.



mardi 27 février 2018

Après le glyphosate, non au dicamba....

Selon un billet de l'association Kokkopelli, la bataille du glyphosate serait désormais secondaire pour Monsanto dont tous les brevets pour ce désherbant et les semences associées sont tombés dans le domaine public. Le débat servirait de paravent à la reconduction discrète, au-delà de l'échéance actuelle de fin 2018, de l'autorisation d'un produit au moins aussi dangereux, le dicamba. Monsanto propose déjà des semences résistantes à cet herbicide (Médiapart).



Image extraite de la pétition Avaaz -
 
Le dicamba est un herbicide produit notamment par Monsanto, BASF et DuPont. Selon une étude datant de 2004, le dicamba est 75 à 400 fois plus dangereux pour les plantes qu'il touche accidentellement  que le glyphosate. C'est un désherbant sélectif qui, s'il ne désherbe pas les graminées, supprime les chardons, le rumex, le liseron des haies...mais s'avère également toxique pour une foultitude de végétaux.  Or, de par sa volatilité, le dicamba est emporté par le vent au-delà des champs sur lesquels il est pulvérisé, endommageant à grande échelle les végétaux non protégés (courrier international - libération).

D'un point de vue moléculaire, le dicamba est un désherbant organochloré. C'est un dérivé toxique du benzène ou plus précisément de l'acide benzoïque, suspecté notamment d'être tératogène chez l'homme (induction de malformation chez le fœtus) (Wikipédia).
 
Le dicamba est utilisé depuis les années 1960, mais de nouveaux produits ont été développés sur la base de cette molécule pour "combattre" les adventis devenues résistantes à d'autres herbicides tels que le glyphosate. Monsanto a déjà développé de nouveaux OGM (soja et coton) résistants à cet herbicide et son utilisation est montée en flèche outre atlantique, entrainant des dégâts alarmants sur la végétation environnant les cultures traitées. Au point que plusieurs états d'Amérique ont imposé des restrictions quant à son utilisation.

Image extraite de la pétition Santé-nature-innovation

 
Le dicamba est autorisé en Europe depuis 2008. Pas moins de 27 pays l'utilisent dont la France. Selon l'ONG Générations futures, citant les données du ministère de l'agriculture, 220 tonnes de dicamba ont été utilisées en France en 2015. Un chiffre en augmentation depuis 2011 (France-info).
 
Même si les OGM ne sont pas autorisés en France, l'agriculture conventionnelle ne cache pas son intérêt pour cette molécule (très efficace notamment contre l'ambroisie). A lire les déclarations du secrétaire général adjoint de la FNSEA, le discours est déjà rodé: "chez nous, le cultures OGM ne sont pas autorisées,..., les pratiques ne sont pas les mêmes,..., Il y a des règles liées à la vitesse du vent, des systèmes de buse antidérive, des systèmes de contrôle de notre équipement pulvérisateur et une formation obligatoire certi-phyto,..., on est à la pointe !" Bref ne nous posons pas de questions sur l'absurdité de ces pratiques et continuons à empoisonner avec le même cynisme ...
 
 Compte tenu de l'intérêt croissant que porte l'agriculture conventionnelle pour cette molécule , plusieurs pétitions ont été lancées pour tenter de bloquer l'utilisation du dicamba en Europe. Vous les retrouverez ici:

mardi 20 février 2018

Un projet d'habitat participatif à Soisy sur Ecole

Sortons pour une fois des sentiers battus mais quand un beau projet de transition écologique et citoyenne voit le jour, il est toujours bon de le faire connaître. Peut être intéressera-t-il certains !
 
 
 
Cpa-Cps (Construire pour les autres comme pour soi-même) lance à Soisy-sur-Ecole un projet d'habitat participatif en partenariat avec une ferme agro-écologique pilote, la ferme de Montaquay.
Située à l'une des entrées du village, la ferme de Montaquay, édifiée au XVIIIe siècle, compte parmi les premières fermes de France à avoir été modernisée. Son actuelle propriétaire l'adapte aux enjeux du XXIe siècle en en faisant un lieu emblématique de nouvelles façons d'habiter, de cultiver et de travailler.
 
 

Une démarche de transition vers l'agro-écologie

Depuis plusieurs années, la ferme s'est engagée dans une démarche de transition vers l'agro-écologie : la fertilité des sols est valorisée, les arbres réintroduits, de même que les semences anciennes. La réintroduction de l'élevage (700 moutons sont attendus pour y passer la fin de l'hiver) permet de boucler ce cercle vertueux.

Un projet d'agro-habitat participatif associé à la ferme

A deux cents mètres en contrebas de la ferme, le projet d'habitat participatif que lance Cpa-Cps réunira une vingtaine de logements, sur des terrains constructibles appartenant à la ferme. Un terrain agricole appartenant également à la ferme et qui fait face aux terrains à bâtir sera laissé à la disposition des futurs habitants pour y développer un projet de jardin potager, de maraîchage et de verger. Cpa-Cps a confié la maîtrise d'œuvre du projet à l'agence d'architecture M'CUB, sachant que le programme sera co-conçu avec les futurs habitants.

Réactiver la ferme par l'art et l'artisanat

Les métiers d'art seront partie prenante de la réactivation de la ferme. En effet, celle-ci mettra à disposition des artistes et artisans les grands espaces inutilisés dont elle dispose : écurie, atelier de forge, étable, hangars,... tout en leur permettant de mutualiser les outils et les services.

Si vous voulez en savoir plus, c'est ici

jeudi 15 février 2018

LES NOUVEAUX OGM: Conférence à Milly le 2 mars

Le vendredi 2 mars prochain aura lieu à 20h30 à la salle des fêtes de Milly  une conférence sur les nouveaux OGM proposée par le comité ATTAC sud Essonne, la confédération paysanne, l'association VERT et les AMAP de Milly, La Belle et la Blette et Ah Ma Papille.




Après les OGM transgénique, une autre génération d'OGM arrive sur le marché: il s'agit des nouveaux OGM.
Mais qu'est ce qu'un Organisme Génétiquement Modifié? Qu'entend-on par nouveaux OGM? Où sont-ils? Quelles conséquences entrainerait le brevetage de ces OGM? Comment agir?
Ces point seront développés par Daniel Evain, ingénieur agronome et paysan bio à Dourdan, lors de la conférence-débat qui se déroulera vendredi 2 mars à 20h30 à la salle des fêtes de Milly-la-Forêt.
Pour en savoir plus, rendez vous sur la page dossiers du blog.
 


 
 

samedi 10 février 2018

Plantation de pommiers à la ferme de l'Orée de Milly

 
Au mois d'avril dernier, nous nous étions penchés sur le projet de Pierre-Nicolas dans l'article "naissance de la ferme de l'orée de Milly". Il y était notamment question d'arborer les parcours des poules en plantant des arbres fruitiers, des noisetiers et des châtaigniers. Il fallait pour cela attendre la période propice. Nous y sommes !

Fin décembre, Pierre-Nicolas avait déjà planté des noisetiers, quelques châtaigniers et de jeunes arbres issus de semis réalisés à partir de récoltes dans les forêts environnantes pour agrémenter certains espaces non fruitiers.

Samedi 27 janvier, c'était le tour des fruitiers. Malgré un temps particulièrement brumeux, une douzaine de personnes (une équipe le matin, une autre l'après midi) ont participé à l'installation de 150 pommiers et cognassiers: plantation - tuteurage - mise en place des protections (la dernière étape consistant à poser du grillage à poules pour dissuader es locataires de venir gratter au pied des arbres et abimer les racines.



 
Le verger, dans sa première configuration, se compose, pour les pommiers, de 3 variétés de pépiniériste en demi tige mais qui, par leur résistance et leur rusticité, sont particulièrement adaptés à l'agriculture biologique. L'ensemble des variétés plantées sont les suivantes:
  • 2 variétés de châtaigniers: marigoul et maraval,
  • 1 variété de noisetier: géante des halles,
  • 1 variété de cognassier: champion,
  • 3  variétés de pommiers: wellant, corail et dalensweet.

En 2019, la plantation va continuer avec  deux autres variétés de pommiers ainsi que la mise en place d'un carré de variétés locales anciennes, en partenariat avec le parc naturel régional (PNR) du Gatinais français.
 
L'ensemble du projet n'aurait pas pu aboutir sans l'aide de nombreuses personnes. Tout d'abord, les donateurs qui auront participé à la collecte organisée en décembre sur le site miimosa.com (vous trouverez tous les renseignements ici) et les volontaires qui auront participé à l'installation des arbres. Merci à eux, et on se retrouve l'année prochaine pour la finalisation du projet et d'ici quelques années pour les premières récoltes.

Toujours est-il que la naissance d'un nouveau verger est toujours un évènement important, ne serait ce que pour ancrer la biodiversité dans nos campagnes. Quant à nous, on ne peut que se satisfaire de l'évolution de l'environnement de la plaine de Milly, en espérant qu'elle soit moteur pour la mise en place d'autres projets de ce type au sein du PNR !

jeudi 1 février 2018

Plantations de janvier à la ferme

Pour bon nombre d'entre nous, l'hiver c'est le repos de la nature, les choses sérieuses commencent au printemps. Et pourtant, regardez bien, les jonquilles et les narcisses sont sorties, les perces neige et
















les hellébores sont en fleur, le sarcococca parfume le jardin depuis bientôt quinze jours... et le chant du merle se fait entendre au levé du jour depuis déjà quelques temps. Bref, la vie est bien là et prépare l'explosion de fin février - début mars. 

Pour ceux qui ne l'on pas encore fait, il est encore temps de tailler pommiers et poiriers mais il faut faire vite, les bourgeons commencent déjà à gonfler !



Au potager, c'est la même chose, il n'y a pas de quoi chaumer. Les plantation sont déjà à l'ordre du jour. Et c'est ainsi qu'à la ferme, Thomas et Edwige ont déjà semé brocolis,  fenouils, choux fleur, choux pointus , coriandre et  ...

les épinards ...                                                le mesclun...































des carottes et de la mâche,                          des salades et autres.

Ce sera bientôt le tour des poireaux et des tomates, et oui, vive les tunnels... en espérant que cela fasse revenir le soleil